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Le Bloc propose une «offensive» contre le trafic d’armes

Rhéal Fortin

Photo d'archives

Rhéal Fortin

Le Bloc québécois veut que le gouvernement en fasse plus contre le trafic d’armes à feu et propose notamment l’établissement d’une liste d’entités criminelles dont les membres seraient jugés plus sévèrement. 

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«Attaquons-nous aux armes, mais en parallèle à ça [...], attaquons-nous donc aux organisations criminelles qui utilisent ces armes-là», tels la mafia, les groupes de motards et les gangs de rue, a déclaré Rhéal Fortin, porte-parole bloquiste en matière de Justice, lundi.

Ainsi, une personne accusée de trafic ou de possession illégale d’une arme à feu faisant partie d‘un groupe criminel reconnu pourrait encourir une peine plus sévère.

Le Bloc suggère aussi d’«affecter davantage de ressources à l’Agence des services frontaliers et à la GRC pour rehausser la surveillance des frontières et dépister le trafic d’armes».

La porte-parole du Bloc en matière de Sécurité publique, Kristina Michaud, propose la création d’une «escouade mixte», qui inclurait la GRC, la SQ, les services frontaliers et les services policiers des communautés autochtones.

De son côté, le gouvernement fédéral a indiqué avoir déjà fourni à l’Agence des services frontaliers du Canada et à la GRC «les outils ainsi que 125 millions $ en ressources pour lutter contre la contrebande et le trafic».

Le ministère de la Sécurité publique a rappelé l’établissement du Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, à travers lequel le Québec touche 46 millions $ pour notamment «soutenir la collecte et la communication de données, la recherche, le développement des connaissances et de l'information sur la violence liée aux armes à feu et aux gangs».

Au niveau du pays, ce Fonds a permis l’embauche de 93 policiers et de 19 procureurs.

Le projet de loi fédéral sur les armes à feu devrait être redéposé lors de la session parlementaire à venir. Fort critiqué lors de son dépôt au printemps dernier, le gouvernement s’était dit ouvert à le modifier. Le projet de loi accordait aux municipalités la responsabilité du contrôle des armes de poing, mais celles-ci n’en voulaient pas, affirmant que c’était au fédéral de s’en charger.

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