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Omicron: «risque très élevé» selon l'OMS, réunion d'urgence des ministres du G7 à Londres

Le variant Omicron, «hautement transmissible», exige une «action urgente», ont prévenu lundi les ministres de la Santé des pays du G7, à l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par Londres.

«La communauté internationale est confrontée à la menace d'un nouveau variant hautement transmissible du COVID-19, qui nécessite une action urgente», ont estimé les ministres dans un communiqué commun à l'issue de la réunion.

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 «Les ministres ont salué le travail exemplaire de l'Afrique du Sud, qui a su détecter le variant et alerter les autres», ajoutent-ils à destination du pays d'Afrique australe, qui a identifié ce nouveau variant, avant de regretter les restrictions le visant décidées par d'autres pays.

Les pays du G7 «ont également reconnu la pertinence stratégique d'assurer l'accès aux vaccins» en «préparant» les pays à recevoir des doses, en fournissant une «assistance opérationnelle, en donnant suite à nos engagements en matière de dons, en luttant contre la désinformation sur les vaccins, ainsi qu'en soutenant la recherche et le développement».

Les pays du G7 s'engagent en outre «à continuer de travailler en étroite collaboration avec l'OMS et les partenaires internationaux pour partager l'information et surveiller Omicron».

«Les ministres se sont engagés à se réunir à nouveau en décembre», concluent-ils.

Le nouveau variant Omicron du coronavirus présente «un risque très élevé» au niveau mondial, a prévenu lundi l'Organisation mondiale de la santé.

La liste des pays où Omicron est détecté ne cesse de s'allonger, notamment en Europe, après de premiers cas repérés en Afrique australe courant novembre, poussant de nombreux États à suspendre les voyages vers cette région et instaurer des restrictions préventives.

Écoutez l’entrevue d’André Veillette, Chercheur en immunologie à la faculté de médecine de l’Université de Montréal:

  

5 millions de morts     

La pandémie a fauché plus de cinq millions de vies dans le monde depuis son apparition fin 2019 en Chine.

Trois semaines après avoir assoupli certaines restrictions pour les voyageurs d'affaires, étudiants et stagiaires étrangers, Tokyo va «interdire toutes les (nouvelles) entrées de ressortissants étrangers du monde entier» à partir de mardi à cause d'Omicron, a déclaré le premier ministre japonais Fumio Kishida. 

Les Japonais revenant d'Afrique australe et de pays où des infections au nouveau variant ont été recensées devront se soumettre à «de strictes mesures d'isolement».

L'Australie (cinq cas d'Omicron), qui devait rouvrir mercredi ses frontières aux étudiants étrangers et travailleurs qualifiés, va attendre encore au moins deux semaines. Ses frontières sont fermées aux étrangers depuis plus de 20 mois.

Les Philippines, qui devaient aussi rouvrir mercredi leurs frontières, mais aux touristes entièrement vaccinés, ont également suspendu leur projet et annoncé une intensification de la campagne de vaccination, peu avancée. Un coup dur pour le tourisme (13% du PIB), dévasté par la chute du nombre de visiteurs internationaux depuis la fermeture des frontières en mars 2020.

L'Indonésie a déclaré indésirables sur son sol les personnes ayant été au cours des 15 derniers jours à Hong Kong, où Omicron a été signalé, tout comme celles venant de huit pays africains (Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Zimbabwe, Lesotho, Mozambique, Eswatini, Nigeria).

Israël, où un cas a été confirmé chez un voyageur revenu du Malawi, interdit depuis dimanche soir l'entrée des étrangers et va imposer test PCR et quarantaine même à ses ressortissants vaccinés.

Les États-Unis, qui venaient de se rouvrir au monde début novembre, se ferment à partir de lundi aux voyageurs venant de huit pays d'Afrique australe.

Des cas un peu partout        

Au-delà de l'Afrique australe, des cas liés à la nouvelle souche ont été détectés à travers les pays du G7, du Canada à l'Italie, en passant par l'Allemagne et le Royaume-Uni, où six nouveaux cas ont encore été confirmés lundi en Écosse.

Une situation qui conduit les ministres de la Santé de la France, des États-Unis, du Canada, d'Allemagne, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni à se retrouver lundi à Londres «pour discuter de l'évolution de la situation sur Omicron», lors d'une «réunion d'urgence», a annoncé Londres, à la tête de la présidence tournante du G7.

En France, où huit cas suspects sont signalés, mais non confirmés, la détection du variant Omicron est «très probablement une question d'heures», d'après le ministre de la Santé Olivier Véran.

AFP

Au Portugal, 13 cas de COVID-19 ont été identifiés chez les footballeurs du club portugais Belenenses SAD et sont probablement associés à Omicron, selon l'Institut national de santé (Insa).

Aux Pays-Bas, où 13 passagers arrivés d'Afrique du Sud vendredi à Amsterdam étaient porteurs du variant, un couple faisant partie du groupe a été arrêté dans un avion qui s'apprêtait à décoller vers l'Espagne, après avoir fui l'hôtel où il était confiné.

Pour autant, l'OMS plaide pour un maintien de l'ouverture des frontières.

Plus de 10 000 contaminations en Afrique du Sud        

Se jugeant déjà «punie» pour avoir révélé l'existence du variant, l'Afrique du Sud a demandé la levée «immédiate et urgente» des restrictions de voyage. 

L'épidémiologiste sud-africain Salim Abdool Karim estime que le pays devrait dépasser les 10.000 contaminations quotidiennes cette semaine.

Le Malawi a dénoncé des restrictions de voyage relevant de «l'afrophobie».

L'hôpital Bambino Gesù de Rome a publié une première «image» du nouveau variant montrant qu'il présente beaucoup plus de mutations que le variant Delta actuellement dominant. 

L'hôpital Bambino Gesù de Rome

«D'autres études nous diront si cette adaptation est neutre, moins dangereuse ou plus dangereuse», ont précisé les chercheurs.

Le nouveau variant B.1.1.529 représente un risque «élevé à très élevé» pour l'Europe, a jugé cette semaine l'agence de santé de l'Union européenne.

Avant même son apparition, le continent affrontait une flambée épidémique liée au variant Delta, avec le rétablissement de restrictions sanitaires pas toujours bien acceptées comme aux Pays-Bas, dans les Antilles françaises ou en Suisse. Ce pays a néanmoins largement validé dimanche un pass COVID.

Jamais un variant n'avait provoqué autant d'inquiétude dans le monde depuis l'émergence de Delta, déjà très contagieux.

Du côté des fabricants de vaccins, AstraZeneca comme Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax se sont déclarés confiants dans leur capacité à combattre la souche Omicron.

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