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Deuxième procès pour «le photographe des stars»

Photo d'archives

En attente d’un jugement à la suite d’un procès pour des accusations d’attentat à la pudeur et de grossière indécence, le «photographe des stars», Roland Lachance s’est de nouveau retrouvé en Cour, mardi, pour y subir un deuxième procès.  

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Cette fois, les gestes reprochés à celui qui a cumulé les clichés de vedettes tout au long de sa carrière se seraient produits dans les années 90 à l’instar d’un adolescent de 14 ans dans le cadre d’une «relation au long cours» qui se serait échelonnée sur deux ans.  

C’est en faisant du pouce que Philippe (prénom fictif) a connu Lachance, aujourd’hui âgé de 89 ans, et c’est lors de ces «transports» que Lachance lui aurait proposé de devenir «son assistant». 

Dans le cadre du procès, plusieurs photos du plaignant prise par Lachance alors qu’ils se trouvaient en compagnie de Céline Dion, du chanteur Claude Barzotti et de la chanteuse Joe Bocan, ont d’ailleurs été déposées par le poursuivant, Me Michel Bérubé.  

Proposition

«Il m’avait aussi demandé si je voulais faire des photos pour lui, faire des défilés... J’étais quand même un peu emballé de ça... parce qu’on avait pas beaucoup d’argent... alors je voyais là, une façon d’en faire», a témoigné Philippe devant le juge Thomas Jacques.  

De fil en aiguille, le photographe aurait tissé sa toile jusqu’au jour où il aurait proposé au jeune ado de baisser son pantalon et de «monter sur un p’tit banc» au motel Frontenac qui, depuis, a été incendié.  

«Il disait qu’il voulait avoir mon sperme dans sa bouche, qu’il avait des problèmes de cœur et qu’il avait besoin de ses gouttes...», a-t-il dit. Une situation qui, au souvenir du plaignant, se serait répétée «entre 25 et 50 fois».  

La dernière fois, le photographe aurait poussé la note et demandé au garçon d’enlever son pantalon parce qu’il voulait lécher l’anus de l’enfant pendant qu’il se masturbait. 

«Ça été la dernière fois», a laissé tomber Philippe en ajoutant avoir voulu dénoncer pour «mieux vivre, avoir la paix, arrêter d’avoir la rage en dedans de moi pis pouvoir regarder mes enfants dans les yeux».   

Il nie

En défense, Lachance s’est fait entendre et, tout comme pour son premier procès, s’il a admis avoir croisé la route de Philippe, il a nié en bloc les agressions sexuelles avant d’admettre «certaines activités» du bout des lèvres.  

«Tout ce qu’il a dit s’est inventé. On s’est peut-être masturbé mais je ne m’en souviens pas. 90% de ce qu’il a dit, c’est pas vrai», a dit l’octogénaire en ajoutant que l’enfant «l’utilisait» pour connaitre «des vedettes».  

En plaidoiries, l’avocat de Lachance, Me François Cauchon a rappelé qu’en 1990, l’âge de consentement était de 14 ans et que rien dans la preuve ne démontre qu’il ne l’a jamais offert.  

Le juge rendra sa décision à la mi-mars. 

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