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Fin des tests PCR pour les Canadiens: des habitants se réjouissent, mais des experts s'inquiètent

Faith Gower

Photo Camille Payant

Faith Gower

Les tests PCR ne sont désormais plus obligatoires pour les Canadiens revenant d’un séjour de moins de 72 heures aux États-Unis, une mesure qui réjouit les habitants près de la frontière mais qui inquiète les experts avec l’arrivée du variant Omicron.  

« C’est vraiment un soulagement. On a des amis et de la famille [aux États-Unis] », témoigne Faith Gower, propriétaire de Variétés Hemmingford, un commerce de la Montérégie qui se trouve à 5 kilomètres de la frontière canado-américaine. 

La résidente d’Hemmingford, qui traversait fréquemment la frontière avant la pandémie, a vu sa relation avec les villages voisins changer dans les derniers mois. « Depuis la COVID, c’est comme si on vit au début du monde. C’est un monde inconnu en arrière, on n’a pas le droit d’aller là », relate-t-elle. 

Depuis mardi, les Canadiens entièrement vaccinés qui visitent les États-Unis par voie terrestre ou aérienne n’ont plus à présenter de test PCR à leur retour au pays. 

Mais malgré cet assouplissement, Mme Gower ne compte pas traverser la frontière de sitôt. « À cause du [variant Omicron], je n’irai pas tout de suite. Il faut faire attention encore », soutient l’entrepreneure. 

Un variant encore inconnu

Le Canada a répertorié deux cas liés au variant Omicron jusqu’à présent. Les États-Unis, aucun. 

Le relâchement des mesures aux frontières prévu par Ottawa était logique il y a quelques jours, mais l’est de moins en moins, soutient le virologue Benoit Barbeau.

« Étant donné que le variant Omicron a circulé à travers la planète, il faudrait imposer une fois de plus le test PCR peu importe la durée de notre séjour à l’extérieur », indique le professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal. 

« En ce moment, la prudence est de mise. À l’image de ce qu’on entend à l’extérieur du pays, il faudrait commencer à resserrer la vis », précise M. Barbeau.

L’un des principaux problèmes avec ce nouveau variant est qu’il pourrait voyager même chez les gens vaccinés.

« Je pense qu’on ne sera pas capable d’empêcher le virus de venir ici. Ces mesures aux frontières sont en partie symboliques. Il y des choses qui sont encore plus utiles, comme la protection individuelle et une meilleure vaccination [avec une troisième dose] », affirme pour sa part l’immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal André Veillette.

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