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Saguenay: les soupes populaires se préparent à la Guignolée des médias

À deux jours de la Guignolée des médias qui se tiendra jeudi, les soupes populaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean lancent un appel à la générosité.

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Ces organismes à qui bénéficient les dons récoltés anticipent une augmentation de leur clientèle en raison du contexte économique difficile.

Denise Leduc se rend à la Soupière de Jonquière tous les midis depuis qu'elle a choisi de s'installer au Saguenay-Lac-Saint-Jean en juin dernier.

«Pour mon budget, ça m'aide beaucoup depuis que je viens ici», a indiqué celle qui a aussi donné son nom pour devenir bénévole.

Elle profite également de sa présence à la soupière pour socialiser.

«Nous sommes souvent le seul endroit où ils ne se sentent pas jugés», a précisé un administrateur de la soupière et membre du comité régional de la guignolée, Daniel Lavoie.

Entre 90 et 100 repas par jour y sont servis, un chiffre qui a diminué pendant la pandémie.

«Certaines personnes ont peur du virus ou ne sont pas vaccinées, a expliqué M. Lavoie. Ça nous inquiète parce qu'on sait que les besoins sont là et risque d'exploser après la pandémie.»

Le constat est le même à la Soupe populaire de Chicoutimi.

«On pense que plusieurs personnes hésitaient à venir à cause du registre que l'on devait tenir pour la santé publique, a avancé le directeur général de l'organisme, Bertin Riverin. Mais depuis quelques semaines, on sent que les gens sont de retour.»

La clientèle évolue aussi et les femmes et les jeunes sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces organismes.

«Avant on voyait surtout des gens de plus de 40 ans. Maintenant, on a des gens dans la vingtaine, dans la trentaine et même des étudiants. Malgré les prêts et bourses, ils n'ont pas beaucoup d'argent surtout quand les parents ne sont pas en mesure de les aider», a mentionné M. Riverin.

«On voit de plus en plus de jeunes familles avec des enfants qui ont des besoins temporaires», a ajouté Daniel Lavoie.

L'argent amassé lors de la Guignolée des médias représente environ 50 % du budget annuel de la Soupière de Jonquière et 80 % de celui de la Soupe Populaire de Chicoutimi.

Le prix d'un repas chaud demeurera à 1 $ pour ces deux organismes même si le coût de la vie ne cesse d'augmenter.

«Notre dollar n'a plus la même valeur qu'il y a trente ans mais pour nous c'est primordial de rester à ce prix-là», a affirmé M. Riverin.

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