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Covax bat un record de livraisons de doses et demande un effort aux donateurs

La redistribution de vaccins anti-COVID aux pays pauvres a battu un record, mais les pays donateurs doivent faire un effort pour faciliter leur distribution et éviter le gâchis, a demandé mercredi le patron de l’Alliance du vaccin.  

Trop souvent, les doses sont livrées sans seringue ou diluant, proche de la date de péremption, sans prévenir et en petits lots.

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« #COVAX a connu sa plus grosse journée avec la livraison de plus de 11 millions de doses en 24 heures », s’est félicité sur Twitter Seth Berkley, qui dirige l’Alliance du vaccin (Gavil), un des piliers du système de distribution équitable Covax avec l’OMS et l’Unicef notamment.

Le record a été battu le 29 novembre, avec 11 386 090 doses livrées dans six pays, a précisé un porte-parole de Gavi.

Si le processus de distribution s’accélère après une longue période marquée par de graves difficultés d’approvisionnement, le virus du Covid-19 continue de tirer avantage du fossé qui sépare les taux de vaccination des pays riches de ceux extrêmement bas dans les pays pauvres. 

Certains n’hésitent pas à attribuer l’apparition du variant omicron à cette inéquité.

Selon un décompte de l’AFP, 146 doses ont été administrées pour 100 personnes dans les pays riches, et seulement 8 doses pour 100 personnes dans les pays pauvres.

Au total, Covax avait livré 563 millions de doses dans 144 pays au 29 novembre, très loin de l’objectif de 2 milliards d’ici fin 2021 que le système s’était initialement fixé.

M. Berkley a aussi demandé aux pays donateurs « de faire des dons de meilleure qualité ».

« Livrer les doses à un pays est facile, mais les faire arriver dans des pays où elles peuvent être immédiatement utilisées est plus dur et demande une collaboration active entre toutes les parties prenantes des pays aux fabricants en passant par les transporteurs et les pays hôtes », a-t-il tweeté.

Covax et un système similaire mis en place par l’Union africaine (AVAT) avaient publié cette semaine un communiqué se plaignant que les doses données soient parfois trop proches de leur date de péremption pour être vraiment utilisables.

Cela mobilise des bras et des infrastructures pour faire dans l’urgence ce qui pourrait être beaucoup mieux accompli avec une meilleure planification.

Les partenaires demandent donc des doses qui puissent encore être stockées pendant au moins 10 semaines, à être averti au moins quatre semaines à l’avance et de recevoir de grosses quantités pour réduire les coûts et rendre les campagnes de vaccination plus efficaces.

Ils notent également que la très grande majorité des vaccins arrivent sans les seringues, les aiguilles ou les diluants nécessaires pour pouvoir les injecter. Ils demandent donc que toutes les livraisons à partir du 1er janvier arrivent avec tout le nécessaire.

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