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Des premiers cas de COVID-19 confirmés chez les cerfs du Québec

Joël Lemay / Agence QMI

Pour la première fois, des cerfs canadiens infectés à la COVID-19 ont été découverts et rapportés par Ottawa, mercredi, des mois après de semblables découvertes aux États-Unis.

Les trois chevreuils infectés trouvés par le Centre national des maladies animales exotiques de l'Agence canadienne d'inspection des aliments se trouvaient tous en Estrie, a précisé le fédéral par communiqué.

Des échantillons ont été prélevés sur les trois bêtes du 6 au 8 novembre dernier, mais n’ont permis de détecté le virus que le 28 novembre, a précisé Environnement et Changement climatique Canada, qui a supervisé ce dossier.

«Comme il s'agit du premier cas d'infection au SRAS-CoV-2 chez une espèce sauvage au Canada, les données sur les répercussions et la propagation du virus dans les populations de cerfs sauvages sont actuellement limitées», a souligné le ministère en précisant que les trois animaux ne présentaient aucun symptôme anormal.

Une question de temps

Il ne s’agissait que d’une question de temps avant que le virus soit détecté chez des chevreuils au Canada.

Récemment, une étude américaine publiée dans le journal PNAS portant sur 624 échantillons de cerfs de Virginie provenant de quatre États démontrait que 40 % d’entre eux présentaient des anticorps liés au SRAS-CoV2.

Une autre étude publiée en août dernier dans le prestigieux magazine «Nature» démontrait que le tiers des cerfs du nord-est des États-Unis avaient des anticorps liés à la COVID-19

Pour le moment, rien ne porte à croire que le virus peut se transmettre des cerfs à l’homme, a souligné Environnement Canada.

Néanmoins, la propagation de la COVID-19 chez les chevreuils, même si elle ne rend pas les animaux malades, est préoccupante. « L’infection d’un nouvel hôte pourrait mener à une adaptation virale, à une évolution du génome et à l’émergence de nouvelles mutations qui pourrait se transmettre différemment, présenter une contagiosité altérée ou échapper à la vaccination», ont d’ailleurs averti les auteurs de l’étude parue dans PNAS.

Ce risque est d’autant plus grand si le virus se répand parmi une espèce abondante et proche des humains, comme le cerf de Virginie, ont-ils ajouté.

«En attendant d'en savoir plus, et à titre de précaution supplémentaire, il est recommandé de porter un masque bien ajusté en cas d'exposition aux tissus respiratoires et aux fluides provenant de cerfs, de pratiquer une bonne hygiène des mains et d'éviter autant que possible d'éclabousser ou de pulvériser les fluides provenant de ces tissus», a donc invité Environnement Canada.

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