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Des inspecteurs empêchés d’entrer dans certaines zones des CHSLD

Photo d'archives, Agence QMI

Des inspecteurs chargés de vérifier si toutes les règles étaient respectées dans les CHSLD au plus fort de la première vague de COVID-19 se sont vu interdire l'accès à certaines zones des établissements.

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C’est ce qu’a révélé la sous-ministre adjointe aux aînés, Natalie Rosebush, lors de son deuxième témoignage à l’enquête de la coroner Géhane Kamel sur la vague de décès survenue en CHSLD, mercredi.

La haute fonctionnaire était appelée à témoigner à nouveau après avoir créé une controverse lors de son premier passage à ces audiences quant à l’existence réelle des rapports remplis par ces inspecteurs.

Pressée de questions par l’avocat des familles de victimes, Me Patrick Martin-Ménard, Natalie Rosebush a indiqué que des inspecteurs n'ont pas eu le droit de rentrer dans des zones chaudes durant leurs visites dans les CHSLD au printemps 2020.

«C’est certain que des gens pouvaient aller à certains endroits, mais c’est certain qu’il y a peut-être certaines sections où les gens ne sont pas allés comme, par exemple, une zone chaude plus fermée où on peut voir pareil», a-t-elle expliqué.

Cette mesure était nécessaire, selon elle, pour éviter aux inspecteurs le risque d’être contaminés.

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Copies papier non conservées

Quant aux «rapports de vigie» remplis par ces inspecteurs, Natalie Rosebush a tenu à apporter des précisions au sujet de la controverse créée par ses propos lors de son premier témoignage alors qu’elle avait laissée entendre qu’ils étaient écrasés au fur et à mesure qu’ils étaient remplis.

Les inspecteurs remplissaient un document papier, une «grille», qu’il transposait ensuite dans un fichier Excel commun en ligne.

Chaque nouvelle entrée écrasait la précédente et aucune directive n’était donnée de garder la copie papier, mais des copies de sauvegarde ont bel et bien été conservées par le ministère de la Santé (MSSS) et toutes ont été envoyées à la coroner, a expliqué Natalie Rosebush.

«Normalement, si la personne se mettait des notes, la consigne n’était pas de remplir les grilles papier, c’était vraiment un aide-mémoire pour les personnes», a-t-elle précisé.

Seules les copies au sujet des CHSLD concernés par l’enquête de la coroner seront déposées en preuve et donc rendues publiques, même si le MSSS lui a envoyé plus d’un millier de «rapports de vigie», selon ce qu’a indiqué le ministre de la Santé, Christian Dubé, mardi.

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