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Il aurait tué sa femme près de sa fille

Ernesto Fera au palais de justice de Saint-Jérôme mercredi alors que son procès pour le meurtre de sa femme se concluait.

Photo Jonathan Tremblay

Ernesto Fera au palais de justice de Saint-Jérôme mercredi alors que son procès pour le meurtre de sa femme se concluait.

L’unique personne qui a eu le temps et l’opportunité de poignarder à mort Nadia Panarello à Laval, en 2004, est son mari Ernesto Fera, a insisté la poursuite dans sa plaidoirie qui a mis un terme mercredi à son procès.

« Qui a eu l’opportunité de commettre le meurtre ? Qui a eu l’occasion ? Qui avait une raison ? Qui a profité du crime ? Il n’y a qu’une réponse à ces questions : Ernesto Fera », a lancé Me Alexandre Dubois, au palais de justice de Saint-Jérôme.

L’homme de 55 ans est accusé du meurtre prémédité de son épouse, le 12 février 2004, dans le quartier Vimont.

La femme de 38 ans a été atteinte de 30 coups de couteau, avant d’être trouvée inerte en avant-midi par sa pauvre mère.

Ce matin-là, seul l’homme alors âgé de 37 ans a pu la tuer dans la salle de bain de la chambre des maîtres, selon la poursuite.

« Si la Cour est d’accord que personne n’a pu entrer dans la maison, car toutes les portes et les fenêtres étaient verrouillées, c’est suffisant pour déclarer M. Fera coupable. L’analyse s’arrête là », a dit Me Dubois. 

Ce dernier avance d’ailleurs que Fera aurait eu l’audace de s’exécuter discrètement alors que sa plus jeune, âgée de 10 ans, déjeunait au rez-de-chaussée.

« Après, l’accusé est en contrôle. Il n’a pas le choix. Sa fille est en bas. Il maquille la scène en scène de vol et nettoie le couteau dans le lavabo [de la salle de bain de ses filles] avant de descendre le mettre dans le lave-vaisselle », a-t-il suggéré.

Contradictions

Outre l’opportunité, la poursuite considère que Fera avait un motif important : l’argent, lui qui croulait sous les dettes.

Celui-ci a tenté d’obtenir un prêt de 120 000 $ deux jours avant le drame, ce qui n’est pas une « coïncidence », selon la Couronne. Il a par ailleurs remboursé toutes ses dettes dans les mois qui ont suivi avec les assurances-vie de sa femme.

Me Dubois a aussi soulevé les contradictions des déclarations de l’accusé. Notamment, à propos de l’endroit où il avait aperçu son épouse pour la dernière fois.

La version que Fera a livrée à sa collègue, alors qu’il était en mode « réaction », selon la poursuite, diffère de celles qu’il a offertes à la police et à sa belle-sœur.


Le juge James Brunton rendra son verdict le 15 décembre prochain.

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