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Montréal: les femmes plus affectées par la crise du logement

GEN-LOCATION

BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

La crise du logement touche disproportionnellement les femmes à Montréal et a été exacerbée par la pandémie de COVID-19, selon un rapport qui recommande de bonifier l’offre de logements sociaux et communautaires.

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L’étude de la Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM), dévoilée mercredi, révèle que le coût des loyers a connu une hausse moyenne de 4,9 % entre 2019 et 2020.Selon l’étude qui a fait réagir 59 groupes de femmes et organisations mixtes, 89 % des sondés affirment que depuis la pandémie, les Montréalaises éprouvent plus de difficultés à trouver un logement abordable.

Les femmes font face à «une pénurie de logements abordables, de taille suffisante, accessibles pour les personnes à mobilité réduite et à de nombreux préjugés qui alimentent la discrimination et la concurrence en contexte locatif», a indiqué par communiqué Sally Richmond, directrice générale de Logifem.

L’accès aux ressources d’hébergement pour femmes est devenu difficile dans un contexte de restrictions sanitaires, alors que la pandémie a perturbé le quotidien des femmes en situation d’itinérance.

«Elles passent plus de temps à l’extérieur, se tournent vers des ressources qui ne répondent pas à leurs réalités ou restent dans des milieux violents, a déploré Marina Boulos Winton, directrice générale de Chez Doris. Les groupes observent une détérioration de la santé mentale des femmes ce qui contribue à l'intensification des besoins et complique l'offre de soutien.»

La pénurie de logements sociaux alimente l’engorgement des logements transitoires et des hébergements d’urgence, selon le rapport de la TGFM, publié dans le cadre des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes.

Pour le député québécois du NPD, Alexandre Boulerice, «ce que la crise du logement fait vivre aux femmes et leur famille est dévastateur».

«N’oublions pas que Justin Trudeau et ses députés libéraux considèrent 2225 $ en loyer par mois à Montréal comme abordable! C’est déconnecté de la réalité des femmes qui font face à la hausse du coût de la vie et du loyer, aux assauts des rénovictions et à la pénurie de logements sociaux et abordables», a-t-il fait savoir par le biais d’une déclaration écrite.

La TGFM recommande d’améliorer l’offre de logements sociaux ainsi que leur accessibilité et d’exempter les logements sociaux et communautaires des taxes foncières, tout en rehaussant le financement du soutien communautaire.

«Il est urgent de soutenir le développement d’une diversité de ressources d’hébergement et de logements permanents accessibles et inclusifs pour répondre aux besoins variés des Montréalaises», a plaidé Sandra Babin, coordonnatrice du Réseau Habitation femmes.

M. Boulerice a rappelé que le NPD promettait la construction de 110 000 logements sociaux à travers le Québec et de protéger les locataires des rénovictions en resserrant les règles de la Société canadienne d’hypothèque et de logement.

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