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Négociations en CPE : «on est rendu à 30$ de l’heure», dit la ministre Lebel

Même si la dernière offre de la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel pour les éducatrices représente une augmentation de 23%, les négociations ne sont pas terminées.

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Pourtant, Sonia Lebel croit qu’elle répond à toutes les demandes des éducatrices et démontre qu’elle valorise ce métier avec les dernières offres du gouvernement.

«J’ai été surprise de recevoir des messages provenant de différentes sources m’indiquant que les éducatrices étaient étonnées de m’entendre dire qu’on avait offert 30$ de l’heure. Oui on est à 30$ de l’heure pour les éducatrices, jusqu’à 23% d’augmentation, à terme ça peut même représenter jusqu’à 64 000$ par année pour les éducatrices», mentionne Sonia Lebel présidente du Conseil du trésor.

Du côté de la CSN, on critique le manque d’ouverture pour les autres métiers comme les employés de la cafétéria, de l’entretien et d’administration.

«On a rencontré tous nos membres la semaine dernière en assemblée générale et il a été présenté exactement l’offre qu’on a sur la table donc le 30$ de l’heure a été présenté à nos travailleuses et c’e qu’elles ont dit en majorité c’est "OK c’est beau pour le salaire, mais il n’a rien d’autre autour, on a besoin d’aide et de soutien et il n’a rien pour nos collègues de travail 6 à 9% ce n’est pas suffisant"», explique Stéphanie Vachon, représentante de la CSN.

De passage au TVA Nouvelles 18h, Sonia Lebel a affirmé qu’elle n’allait pas donner la même augmentation aux métiers de soutien.

«On est à 9,3% alors que pour la grande vaste majorité des groupes qui ont été non priorisés (...) on fait également un effort marqué pour la grande catégorie de soutien, mais c’est très clair pour moi depuis le début qu’on ne pourra pas faire le même effort de rehaussement que celui qu’on a fait pour les éducatrices», souligne la ministre.

Les parents pourraient être forcés à trouver un plan B pendant quelques semaines parce que les deux partis ont confirmé à Pierre Bruneau qu’ils n’allaient pas céder sur leurs priorités.

«On continue d’espérer, mais là on est face à une impasse et la réponse qu’on a c’est non on ne bougera pas, donc nous on va continuer à négocier et nos travailleuses sont très motivées et on va continuer à demander d’avoir un rattrapage pour nos autres appellations», raconte la représentante syndicale.

 Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Sonia LeBel 

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