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«Ce que tout le monde redoutait»

La mort d’un homme de 65 ans en raison de la fermeture d’une urgence en Abitibi-Témiscamingue choque, mais n’étonne pas les intervenants de la région.

La députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, affirme que ce décès est ce que la région anticipait de pire.

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«C’était ce que tout le monde redoutait (...) et c’est un décès qui est tout à fait tragique», lance- la députée.

Dans la nuit de mardi à mercredi, un homme de Senneterre est décédé après avoir attendu plus de deux heures pour recevoir de l'assistance médicale en raison de la fermeture de l'urgence de l'hôpital de la municipalité la nuit.

Comme l'ambulance de Senneterre était déjà partie avec un autre patient, c'est une ambulance de Barraute, une municipalité qui se trouve à une vingtaine de minutes de route de Senneterre, qui a été déployée pour répondre à l'appel.

Le patient a été transporté vers Val-d'Or, à 70 kilomètres de là, pour finalement être redirigé à l'hôpital d'Amos, où il est décédé.

Sonnette d’alarme

« Ça fait plus d’un an que je tire la sonnette d’alarme. Je dis au gouvernement qu’il manque 250 infirmières dans le réseau, qu’on est en train de rentrer dans le mur de plein fouet et il ne fait rien », se désole-t-elle. 

«À Senneterre, on parle de quatre infirmières manquantes pour que ce service crucial soit ouvert 24 heures par jour, sept jours sur sept», précise-t-elle en entrevue au Québec Matin.

«Je ne peux pas croire que le gouvernement ne peut pas mettre en place des solutions pour recruter ces quatre infirmières».

«Situations impossibles»

En septembre, des médecins de la municipalité étaient déjà inquiets de l’impact futur de ces nouvelles mesures.

« La fermeture entraînera [...] des situations impossibles où des gens ne pourront pas se rendre à un hôpital pour recevoir des soins urgents parce qu’il n’y a même pas de taxi en opération la nuit », avaient-ils alors affirmé dans les pages du Journal

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