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Les sages-femmes réclament une reconnaissance de leur travail

Les sages-femmes du Québec réclament «une vraie reconnaissance» de leur travail, alors que leur syndicat s’apprête à rencontrer jeudi les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour relancer les négociations.  

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, le syndicat affilié à la Fédération des professionnelles (FP-CSN) revendique un rattrapage salarial à même de mettre fin à la précarité des premières années de pratique.

Alors que Québec avait promis en 2015 aux sages-femmes des suivis de maternité complets de 10 % des Québécoises enceintes, force est de constater qu’à peine 4,5 % des femmes enceintes ont accès aux services des sages-femmes, déplore le Regroupement. 

Écoutez l’entrevue de Josyane Giroux, présidente du Regroupement des sages-femmes du Québec:

«Le gouvernement du Québec doit passer à l'action et s'engager pour que les sages-femmes fassent partie de la solution à la crise en obstétrique qui frappe le Québec», a indiqué dans un communiqué Josyane Giroux, présidente du RSFQ. 

«Reconnaître le travail des sages-femmes favorise des familles en meilleure santé, des communautés plus productives et un système de santé plus solide», a-t-elle fait valoir.

Selon le syndicat, les sages-femmes reçoivent environ 2,50 $ pour huit heures de garde, alors que, dans le réseau de la santé, les professionnelles obtiennent une heure de salaire pour chaque quart de travail en disponibilité. 

«Les sages-femmes peuvent être appelées à toute heure du jour et de la nuit pour accompagner une naissance ou répondre aux questions de la clientèle», a ajouté Mme Giroux.

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