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Rimouski frappée de plein fouet par la crise du logement

La crise du logement ne cesse de prendre de l'ampleur et ce ne sont pas que les grands centres qui sont touchés. Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent, est parmi les villes où la situation est dramatique.

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Le taux d’inoccupation des logements est actuellement de 0,9 % alors qu’il se trouvait à 5 % il y a cinq ans. La ville se retrouve donc maintenant dans le triste palmarès des endroits sous la barre du seuil d'équilibre de 3 %. Les experts croient aussi que le taux d’inoccupation pourrait chuter aussi bas que 0,1 % en janvier 2022.

Le nouveau maire de Rimouski est en poste depuis deux semaines et est déjà au travail sur ce dossier.

«On fait face à une crise du logement qui est loin de s’être résorbée, au contraire on a l’impression qu’elle devient de plus en plus intense», a admis Guy Caron.

Le nouvel élu confirme que plusieurs projets sont sur la table et permettraient de créer des logements. Il y a notamment celui de la conversion du couvent des Sœurs du Saint-Rosaire. Ce projet pourrait produire jusqu’à 140 unités de logement social.

«Ce serait massif, parce qu’on sait que la liste d’attente en ce moment se trouve entre 350 et 400 personnes», a expliqué M. Caron.

Cependant, le maire confirme que le projet ne pourra pas aller de l’avant sans l’aide de Québec.

«On veut avancer, on veut pouvoir concrétiser des éléments, mais pour ça, ça va requérir un partenariat avec le gouvernement du Québec. C’est un projet qui est dispendieux, la Ville ne peut pas le payer par lui-même», a-t-il ajouté.

Le nouveau maire est conscient du problème et de la complexité de mettre en place des solutions.

«J’aimerais pouvoir dire que la crise on peut la résorber en deux mois, quatre mois, six mois, mais ça va prendre vraiment du travail pour s’assurer de l’accroissement de l’offre.»

Guy Caron veut aussi accélérer les projets de développement, mais de façon consciencieuse, ce qui selon lui va demander «de l’huile de coude», notamment au département de l’urbanisme.

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