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Droits sur le bois d’œuvre: Ottawa exhorté à défendre l’industrie forestière

Photo d'archives

La hausse des droits américains sur le bois d’œuvre et l’inaction d’Ottawa est une mauvaise nouvelle pour le Québec estiment les partis d’oppositions.

«La forêt est le pilier économique de plusieurs régions du Québec; elle représente des milliers d’emplois et une large part de nos exportations. Tandis qu’Ottawa continue de faire pleuvoir des milliards sur le secteur pétrolier et gazier, l’industrie forestière ne reçoit qu’une infime part du soutien financier du fédéral. Par son inaction dans le dossier des tarifs sur le bois d’œuvre, le gouvernement fédéral démontre une fois de plus son désintérêt envers cette industrie qui est le gagne-pain de nombreux travailleurs et travailleuses», a déploré le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles, Mario Simard.

Dans un communiqué publié vendredi, M. Simard et son collègue bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay ont exigé qu’Ottawa mette en place des mesures concrètes pour protéger l’industrie forestière «contre les tactiques commerciales américaines».

Ils estiment que cette hausse des droits américains sur le bois d’œuvre, qui devrait doubler en 2022, est une nouvelle «particulièrement mauvaise pour le Québec» qui est un joueur majeur du secteur forestier.

«Il est inconcevable que le premier ministre n’ait pas défendu avec plus de fermeté la question des droits compensatoires auprès du président américain», a déclaré Simon-Pierre Savard Tremblay.

Le Bloc Québécois a notamment proposé qu’Ottawa «aide de façon tangible l’industrie forestière» par le biais d’un programme de prêts et de garanties de prêts, à la hauteur des sommes retenues aux États-Unis via les taxes imposées.

Le parti propose également qu’une exemption de taxes pour les bois issus de la forêt privée soit demandée et estime qu’il faut faire reconnaitre le régime forestier québécois «qui fonctionne sous le modèle des enchères et qui est conforme aux exigences du libre-échange».

Fin novembre, le chef conservateur, Erin O’Toole avait aussi réagi sur le sujet estimant que les relations du Canada avec les États-Unis se détérioraient: «Le président américain n’a même pas prévenu le premier ministre que les États-Unis allaient doubler les tarifs sur le bois d’œuvre. Soit le premier ministre Trudeau n’a pas parlé du bois d’œuvre lors de sa rencontre avec le président Biden à Washington, soit le président ne s’intéresse pas à ce que dit le premier ministre», a critiqué M. O’Toole.

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