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Campagne de sensibilisation: La grossophobie, le dernier des tabous

Sur les réseaux sociaux, des personnalités parlent de diversité corporelle dans le cadre de la semaine «Le poids? Sans commentaire!». L’objectif : laisser tomber le jugement sur l'apparence physique d’autrui. 

«Les gens ont encore cette fameuse pression-là de correspondre à un modèle», s’indigne Andrée-Ann Dufour-Bouchard, nutritionniste et cheffe de projet chez ÉquiLibre.

Cet organisme veut sensibiliser la population sur les répercussions que peuvent avoir les commentaires s’adressant au corps des autres.

«On invite vraiment à essayer de faire des commentaires sur autre chose que le poids ou l'apparence pour essayer de moins accorder de valeur toujours à cette norme sociale de minceur.»

Dans la foulée de la Semaine «Le poids? Sans commentaire», des personnalités comme Varda Étienne ont pris la parole pour parler de diversité corporelle.

«Mon corps a beaucoup, beaucoup changé ces cinq dernières années, a écrit l’animatrice sur les réseaux sociaux. Et vous savez quoi? Je m’en fous!»

De plus en plus d'efforts sont déployés pour parler de diversité corporelle. Sur la plateforme «Vrai», on peut notamment voir la nouvelle série documentaire «J't'aime gros»

«Ça fait en sorte que les gens peuvent se reconnaître, qui'ils peuvent aussi sentir qu'il y a une diversité corporelle dans l'environnement. Qu'on voit autour de nous, comme c'est pour vrai dans la société», croit Andrée-Ann Dufour-Bouchard.

Selon un récent sondage, un Québécois sur trois est plus préoccupé par son poids qu’avant la pandémie. 

«Quand on discute qu'une personne est grosse, on dit "Mais dis pas ça!", comme si c'était une insulte. Mais en fait, on fait juste décrire la personne. Oui, effectivement, je suis grosse», précise Elizabeth Cordeau-Rancourt, militante anti-grossophobie.

Selon cette dernière, c’est toute la population qui est grossophobe et nous devons apprendre à ne plus porter de commentaires sur le physique des autres, en société.

«La grossophobie, c'est un peu le dernier des tabous. On a encore le droit de rire de ça, c'est encore drôle, alors que ça touche vraiment beaucoup de gens. 

«Ça blesse vraiment beaucoup de gens», ajoute Elizabeth Cordeau-Rancourt.

Nombreux sont les gens qui aimeraient plus de diversité corporelle dans les médias, les magazines et les fictions. 

Et même s'il y a eu des efforts en ce sens, il y aurait une surreprésentation des personnes minces. Véronique Lauzon, TVA Nouvelles, Montréal. +++

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