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Luc De Larochellière revisite son enfance

Luc De Larochellière

Photo Pierre-Paul Poulin

Luc De Larochellière ne prévoyait pas lancer un nouvel opus avant 2023 ou 2024. Un petit projet de quelques chansons, pour s’occuper durant la pandémie, s’est transformé en un album concept où il replonge dans les souvenirs de son enfance à Laval.

Rhapsodie lavalloise réunit, dans un coffret à l’allure des vinyles d’antan, douze nouvelles chansons qui s’imbriquent les unes dans les autres et un livret de 48 pages fabriqué par l’auteur, compositeur et interprète.

«Je ne me suis jamais autant investi dans un projet», a-t-il déclaré lors d’un entretien.

Lancé vendredi, en version numérique et CD, Rhapsodie lavalloise est un voyage dans le Laval-des-­Rapides de l’année 1976.

Luc De Larochellière - Rhapsodie lavalloise

Photo Courtoisie

«J’avais 10 ans. C’était l’époque des amis, des balades en vélo à siège banane, la vie de quartier et la découverte des environs. 1976, c’est aussi l’année du Parti Québécois, des Jeux olympiques et de beaucoup de choses. Cet album est un autoportrait de mon enfance en banlieue et qui devient aussi une espèce de portrait d’époque des années 1970. Un moment où on commence à découvrir le monde», a-t-il déclaré.

Luc De Larochellière n’était pas convaincu de vouloir sortir un opus dans le contexte où les nouveaux albums se perdent rapidement dans la bouillabaisse des nombreuses sorties.

«Je me suis lancé, avec mon réalisateur Marc Pérusse, dans un petit projet de quatre chansons pour m’occuper en temps de pandémie», a-t-il relaté.

Pinceaux et pots de colle

L’auteur-compositeur et interprète de 55 ans avait envie d’aborder l’enfance. Il a loué une voiture par une journée grise et froide de novembre 2020, avec un fond de neige, pour aller faire une balade dans son quartier d’enfance.

«Je voulais éclaircir des souvenirs un peu flous. Je suis passé en face des écoles de mon enfance et des trappes se sont ouvertes», a-t-il indiqué.

Le 10 décembre 2020, il envoie un fichier musical, voix et guitare, totalisant 41 minutes, avec des chansons jouées les unes à la suite des autres à son gérant et à Marc Pérusse. Rhapsodie lavalloise a pris forme.

Les chansons s’intitulent Maternelle rose, 1976, Vélo siège banane, La fille dans un char noir, Le pont Viau, l’Île aux fesses et Tous les Big Jim et les GI Joe.

On a l’impression, tout au long de l’album, de faire un voyage musical dans le temps avec un projet qui sent les années 70. À une époque où l’on écoutait un album en scrutant tous les détails de la pochette. 

«On a ressorti les guitares avec des cordes en nylon, l’orgue Hammond B3, le mini-moog et le mellotron», a-t-il fait remarquer. 

Et l’auteur, compositeur et interprète a sorti pinceaux, crayons, pots de colle et ciseaux pour concevoir le livret à partir de photos, dessins et images de magazines et de vieux catalogues. Il a ajouté les paroles des chansons, des textes et des mises en situation.

«À 40 pages, c’est presqu’un Tintin», a fait savoir celui qui était, durant son enfance, un fan d’Astérix, Lucky Luke, des Schtroumpfs et des traductions des comics Marvel avec les Hulk, Capitaine America et Spider-Man achetés au dépanneur du coin.

Il précise que plus jeune, il pensait devenir graphiste ou illustrateur. Son passe-temps, qui était la musique, est devenu son gagne-pain, après avoir remporté le Festival de la chanson de Granby en 1986. 

Luc De Larochellière se croise les doigts.

«J’espère que ça va se rendre aux gens, qu’ils vont triper et que le plaisir qu’on a eu à faire ce projet sera contagieux et que ça ne restera pas anonyme», a-t-il laissé tomber.

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