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Nouvelle campagne contre l’exploitation sexuelle

Le gouvernement lancera, cet hiver, une vaste campagne de sensibilisation contre l'exploitation sexuelle des mineurs, qui sera déployée principalement les réseaux sociaux, où se situe la source du problème, selon ministre Geneviève Guilbault.

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« Ça va être une campagne moderne, avec un message percutant », a promis la ministre de la Sécurité publique, lors de la présentation d’un plan d’action gouvernemental intitulé Briser le cycle de l’exploitation sexuelle.

Doté d’une enveloppe totale de 150 millions $ sur cinq ans, ce plan répond « en partie ou en totalité à 56 des 58 recommandations » formulées par la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs (CSESM) dans un rapport déposé il y a un an.

Il comprend en tout 37 mesures regroupées autour de cinq axes d’intervention, soit : la recherche, la sensibilisation, la prévention, la répression, et la reconstruction des personnes victimes.

2,9 millions $

En plus des différentes mesures annoncées dans les derniers mois, comme les 100 millions $ injectés en juin dernier dans la répression policière, 2,9 millions $ seront investis dans une campagne de sensibilisation grand public.

« On veut cibler entre autres les jeunes sur les réseaux sociaux », a expliqué Mme Guilbault. La campagne visera également les parents, afin de susciter une mobilisation plus large, en faisant appel à la responsabilité individuelle.

Fait rarissime, la ministre Guilbault était accompagnée, pour l’occasion, d’élus des partis d’opposition, soit la libérale Christine St-Pierre, le solidaire Alexandre Leduc (Hochelaga-Maisonneuve) et la péquiste Méganne Perry Mélançon, qui étaient membres de la Commission spéciale.

Points « plus faibles »

L’un des points « plus faibles » du plan, selon Mme St-Pierre, concerne le milieu de l’hébergement touristique et celui des grands événements, qui pourraient être contraints à en faire davantage, selon elle.

« Montréal a été qualifié de plaque tournante de l’exploitation sexuelle au Canada. Donc, il y a un travail à faire de ce côté-là », a dit Mme St-Pierre, en donnant l’exemple du Grand Prix de Montréal, qui a mauvaise réputation en cette matière.

À ce sujet, Mme Guilbault assure que « tout le réseau hôtelier » sera mis à contribution, avec la mise sur pied d’un « sceau » qui sera inspiré de la campagne de sensibilisation déployée sur les réseaux sociaux.

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