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La suédoise Saab créerait plus de 3000 emplois au Québec

Saab promet d’importantes retombées pour le Québec si elle décroche le fameux contrat des nouveaux avions de chasse.

Photo courtoisie, Saab

Saab promet d’importantes retombées pour le Québec si elle décroche le fameux contrat des nouveaux avions de chasse.

Le géant suédois Saab promet de créer plus de 3000 emplois au Québec s’il remporte le juteux contrat de 19 milliards $ de 88 avions-chasseurs de l’Aviation royale canadienne (ACR).

« Le programme du Gripen créera 6000 nouveaux emplois par année au Canada sur une période de 40 ans. La moitié des nouveaux emplois seront basés au Québec », a indiqué la porte-parole de Saab, Sierra Fullerton.

Mercredi dernier, Ottawa a annoncé que deux soumissionnaires sont toujours en lice pour obtenir le contrat d’avions-chasseurs canadiens dernier cri.

Alors que les appareils Super Hornet de Boeing viennent d’être écartés, les Gripen E de la suédoise Saab et les F-35 de l’américaine Lockheed Martin sont toujours sur la ligne de décollage.

Après son arrivée au pouvoir en 2015, Justin Trudeau, avait jonglé avec l’idée d’acheter des Super Hornet à Boeing, mais ce plan avait avorté avec le conflit qui opposait alors l’avionneur à Bombardier dans le dossier de la C Series.

Au Québec, le secteur aérospatial fait travailler quelque 36 100 personnes dans plus de 230 entreprises avec des ventes annuelles de 15,8 milliards $, selon le ministère de l’Économie québécois.

SAAB

Photo courtoisie, Saab

Attiré par le français

Pour fabriquer ses avions de combat, Saab prévoit encore implanter deux nouvelles installations d’aérospatiale, le Centre Gripen et le Centre R et D.

Au moment où des entreprises d’ici semblent avoir bien du mal à vivre avec le fait français au Québec, l’européenne Saab estime au contraire qu’il s’agit d’un atout économique digne de mention.

« Saab a sélectionné Montréal en raison de sa main-d’œuvre bilingue hautement qualifiée dans les domaines de l’aérospatiale et de la défense, et de la proximité de partenaires de l’industrie aérospatiale, de fournisseurs et de chercheurs universitaires de grande compétence », a expliqué Sierra Fullerton.

CAE, M1 Composites, Héroux-Devtek et General Electric feront partie de la grappe pour fabriquer les futurs avions de chasse conçus « pour battre l’adversaire et ramener le pilote à la maison », peut-on lire dans la brochure.

« Le Gripen E peut également brouiller, attirer, tromper et envahir les capteurs radar et les missiles ennemis, créant ainsi une forme électronique de furtivité qui ne se dégrade pas, mais est prête à évoluer », note-t-on.

Au Journal, Saab souligne également que les données du système des avions seront hébergées au Canada et que ceux-ci sont déjà approuvés par les services des renseignements alliés des Five Eyes.

Bonne relation avec Bombardier

Au passage, la firme ne manque pas de souligner qu’elle a une bonne relation avec Bombardier, dont l’aéronef Global 6000 utilise les moyens aéroportés GlobalEye de Saab. 

À Ottawa, on prévoit accorder le contrat milliardaire en 2022 pour pouvoir avoir les avions trois ans plus tard, en 2025.

Hier, le premier ministre François Legault et le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon ont rencontré le président de Boeing International, Michael Arthur, « pour discuter de projets de développement au Québec ».

Chasseur Saab Gripen   

  • Longueur : 15, 2 mètres  
  • Largeur : 8,6 mètres  
  • Vitesse maximale : 2300 km/h  
  • Points d’attache externes : 10  
  • Moteur: General Electric  
  • Missiles : 7 Meteor   

Source : Saab

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