/finance/homepage

Des télétravailleurs étrangers pour contrer la pénurie de main-d’œuvre

Une PME de Sherbrooke propose aux entreprises de recruter des télétravailleurs étrangers pour pourvoir leurs postes vacants.

• À lire aussi: Pénurie de main-d'oeuvre: des avantages sociaux adaptés au goût des jeunes

• À lire aussi: FTQ, CSN et CSD: les syndicats veulent baliser le télétravail

• À lire aussi: Le télétravail va continuer d’impacter le marché immobilier de la région de Montréal

L’équipe de Joe.Etrouve a créé une plateforme en ligne sur laquelle les travailleurs d’autres pays peuvent s’inscrire et bâtir un profil professionnel qui peut ensuite être consulté par des employeurs d’ici.

«On recrute des travailleurs qui sont principalement dans des pays francophones et qui sont prêts et qualifiés pour travailler dès maintenant pour aider nos entreprises canadiennes», a expliqué le directeur général de Job.Etrouve, Maxime Charron, en entrevue à LCN.

Plus de 150 travailleurs sont déjà disponibles sur la plateforme. Ceux-ci possèdent des compétences et des formations variées, dans des domaines tels que les technologies de l’information, la comptabilité et le service à la clientèle.

«On a des travailleurs qui proviennent de tous les métiers. On a déjà eu des demandes pour trouver des ingénieurs, par exemple», affirme Maxime Charron.

Recrutement plus facile et économie d’argent

Ce dernier estime qu’une telle pratique présente deux principaux avantages. Premièrement, les employeurs ont accès à un bassin de travailleurs beaucoup plus vaste. Ensuite, l’embauche de télétravailleurs étrangers permet une économie substantielle sur les salaires.

Car la somme payée à chaque télétravailleur est décidée en fonction du coût de la vie du pays dans lequel il vit. 

«Un développeur web qui travaille à Montréal va gagner entre 75 000$ et 90 000$ par année. (...) Au Cameroun, un programmeur va gagner 20 000 ou 25 000 dollars par année pour les mêmes compétences», illustre Maxime Charron.

Afin de s’assurer de respecter toutes les lois du Canada et du Québec, Job.Etrouve consulte des avocats en droit du travail et des fiscalistes internationaux.

D’ailleurs, les télétravailleurs disponibles sur la plateforme sont considérés comme des sous-traitants, mentionne M. Charron.

«On aurait plus de difficulté avec les lois canadiennes si on considérait ces travailleurs-là comme des employés permanents à temps complet, comme on est habitué de voir ici au Québec», indique-t-il.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.