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Le bar Kirouac sera bel et bien exproprié

Le bar Kirouac, qui a fait parler de lui pour les mauvaises raisons en août 2020 en raison d’une éclosion de COVID-19 liée à une soirée karaoké, sera éventuellement démoli pour faire place à des logements sociaux.

Photo d'archives

Le bar Kirouac, qui a fait parler de lui pour les mauvaises raisons en août 2020 en raison d’une éclosion de COVID-19 liée à une soirée karaoké, sera éventuellement démoli pour faire place à des logements sociaux.

Bruno Marchand n’annulera pas la décision de l’administration Labeaume. Le bar Kirouac, devenu tristement célèbre en 2020 pour une éclosion de COVID-19 ayant fait un mort, sera bel et bien exproprié.  

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Le nouveau maire de Québec n’a pas l’intention de s’immiscer dans le processus d’expropriation déjà entamé par le Service des affaires juridiques de la Ville.

Le Journal a mis la main sur l’avis d’expropriation qui a été signifié au propriétaire en juin dernier.

« C’est en cours de négociation donc je pense qu’on va maintenir ça. Il y a des ententes qui devraient se signer de gré à gré prochainement. On attend de voir le résultat des négociations. On pourrait peut-être éviter d’aller en expropriation formelle », a indiqué l’attaché de presse du maire, Thomas Gaudreault.

L’ex-maire Régis Labeaume avait annoncé, en avril, son intention d’acquérir l’immeuble – situé à l’angle des rues Kirouac, Saint-Luc et de l’Aqueduc dans le quartier Saint-Sauveur – pour réaliser un projet de logements sociaux.

L’immeuble et le terrain sont évalués à 313 000 $ dans le plus récent rôle d’évaluation de la Ville de Québec.

Offre « ridicule », selon le proprio 

Joint par Le Journal, le propriétaire du bar, Lucien Simard, confirme avoir bel et bien reçu une offre d’achat par la Ville de Québec, mais le montant offert, dit-il, est « ridicule ». À ce stade-ci, rien ne laisse présager une entente de gré à gré.

« Présentement, les terrains dans le secteur se vendent au-delà de 500 000 $. On va continuer à s’obstiner, mais s’ils ne sont pas plus raisonnables que ça, on se ramassera au tribunal administratif. »

Amer, M. Simard affirme qu’il avait obtenu un meilleur prix d’un autre acquéreur au printemps. L’avis d’expropriation de la Ville avait fait avorter la transaction. 

Le karaoké, c’est fini 

Confiant face à la vente, il avait même annoncé la fermeture de son bar à la fin mars. Les procédures entamées par la Ville l’ont toutefois forcé à rouvrir son bar en juin. 

« On n’a pas recommencé le karaoké. Tant qu’à y être, il n’y en aura plus dans ce bar. Ma clientèle est relativement âgée et elle préfère danser et voir des spectacles », a-t-il confié, rappelant que le décès d’une cliente, qu’il connaissait bien, l’avait profondément affecté l’an dernier.

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