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Travailleurs étrangers secourus: impayés et vendus à d’autres agriculteurs

Des travailleurs guatémaltèques qui ont été secourus d’une ferme de Saint-Jude, en Montérégie, le 26 novembre dernier, racontent les conditions de travail qui les ont poussés à dénoncer leur employeur. 

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Les travailleurs, embauchés dans une ferme appartenant à Jean Lemay, seraient restés impayés pendant un mois, dénoncent-ils. 

Sans salaire, ils devaient tout de même payer leur loyer à l’agriculteur, en plus de devoir acheter leur nourriture. 

«C’est eux qui payaient la bouffe et ils payaient en plus la maison même s’ils ne travaillaient pas», rapporte Melvin Mendez du Réseau d’aide aux travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ). 

C’est cet organisme, en collaboration avec la Sûreté du Québec, qui est allé chercher les travailleurs pour les sortir de la ferme de M. Lemay. 

Selon le RATTMAQ, l’agriculteur aurait embauché 143 Guatémaltèques cette année. M. Lemay en aurait fait travailler certains sept jours semaine et aurait vendu leurs services à d’autres agriculteurs. 

Payés au salaire minimum, les Guatémaltèques étaient «vendus» à 25$ de l’heure, permettant ainsi au propriétaire de la ferme de Saint-Jude de générer un profit. 

«Monsieur Lemay leur doit en moyenne, à peu près, 3000 dollars», explique Michel Pilon du RATTMAQ.

Jean Lemay est désormais banni à vie du programme de recrutement des travailleurs étrangers puisqu’il a enfreint la loi fédérale sur l'embauche en ne respectant pas les salaires et les conditions de l'offre d'emploi initiale. 

Il doit maintenant acquitter une amende de 198 750 dollars.

Écoutez le tour des actualités de Philippe-Vincent Foisy et Carl Marchand sur QUB Radio:


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