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Une piqûre avec votre déguisement?

C’était Noël avant l’heure pour quelques milliers de maniaques de superhéros et de bandes dessinées qui ont renoué samedi avec le Comiccon de Montréal après deux ans de privation.

« Ça me touche qu’on soit là, c’est mon premier gros événement depuis la pandémie », a témoigné Alexandra Bastien, une artiste multidisciplinaire qui y exposait.

La dernière présentation remontait à l’été 2019, quand 60 000 personnes avaient convergé pour partager leur amour de la culture populaire, des jeux vidéo ou de la science-fiction. 

En comparaison, ce spécial de Noël accueillait un peu plus de 5000 participants, visiblement comblés de retrouver leurs personnages de fiction préférés.  

Samedi après-midi, des elfes sirotaient un café, des personnages de mangas se déhanchaient devant la caméra et des stormtroopers acceptaient gentiment de se faire prendre en photo dans une ambiance de retrouvailles.

Bumblebee, Pikachu ou les personnages du Jeu du calmar n’étaient pas très loin, reflets de la culture des dernières années.

À temps pour les cadeaux

« Les fans de sports peuvent se réunir dans un bar ou dans un stade, mais nos fans à nous consomment à la maison, d’où l’importance d’un événement en personne comme le Comiccon », a affirmé le directeur de la programmation de l’événement, Cliff Caporale. 

Plutôt que de miser sur des acteurs connus cette fois, il comptait sur la foire commerciale à l’approche du temps des Fêtes pour attirer les foules.

Léa, costumée en personnage du jeu vidéo Danganronpa, en profitait d’ailleurs pour faire ses emplettes en personne parmi les nombreux artisans québécois présents. 

« C’est mieux que de commander de la Chine », a laissé tomber l’adolescente, entre les rangées de figurines, d’éditions rares de bandes dessinées et de toutous. 

Pour aider à passer à travers

Preuve que la COVID-19 n’avait pas dit son dernier mot, l’événement avait lieu à quelques mètres de la clinique de vaccination du Palais des congrès. 

Et les participants déguisés ont dû faire vérifier autant leurs armes factices que leur passeport vaccinal par les agents de sécurité avant de pouvoir entrer. 

Mais la pandémie a aussi eu du bon, soutiennent les trois sœurs Estrada, célébrités locales et cosplayers professionnelles. 

« On n’a pas arrêté une seconde de coudre, il fallait absolument utiliser notre énergie créative », lance Carmen, qui a créé une dizaine de nouvelles tenues pour les prochains Comiccons.

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