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Des touristes viennent au Québec pour l’exploitation sexuelle de mineurs

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

«Malheureusement on a des touristes qui viennent au Québec pour l'exploitation sexuelle, on est reconnu comme ça, c’est pathétique. Tout ce que je viens de vous jaser là, si je vous avais dit la même chose pour des animaux, on aurait des manifestations dans les rues de Montréal», a déclaré le ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, en entrevue à Qub radio.

Après avoir injecté 90 millions $ dans l’opération Centaure, Québec accordera 52 millions $ pour la prévention de la criminalité auprès des jeunes afin de leur offrir d’autres options que la violence.

La lutte contre l’exploitation sexuelle des mineures fait partie des priorités. Par exemple, il est question d’installer des affiches dans les aéroports pour tenter d’enrayer le tourisme sexuel dans la province.

Ian Lafrenière trouve important de décrire les gens qui abusent sexuellement des mineurs comme il se doit: des exploiteurs.

«Ce sont des salopards. Ce sont des gens qui vont prendre des filles de 15 ou 16 ans et ils vont payer pour avoir une relation sexuelle avec un enfant», insiste-t-il.

Le ministre ajoute que le profil d’une personne qui se paye les services sexuels d’un mineur peut ressembler à n’importe quel individu que l’on côtoie dans son entourage. «Ça touche tout le monde autour de nous», prévient-il.

Selon lui, l’opération Scorpions a créé un éveil collectif et l’inquiétude chez les parents.

Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Ian Lafrenière sur QUB radio:  

C’est pourquoi le gouvernement a triplé l’effectif de l’escouade qui lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs. «On veut rajouter des procureurs spécialisés (...) Les gens doivent avoir la crainte de se faire épingler», poursuit-il.

Ian Lafrenière espère que la société développe une intolérance pour ce genre de crime.

«Ce sont nos enfants. Ça me touche beaucoup. J’ai deux jeunes filles de 12 et 13 ans», exprime le député de Vachon.

Ce dernier ne veut pas créer une anxiété généralisée, mais il rappelle que ça peut arriver à tout le monde.

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