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Grève dans les CPE: les négociations reprennent lundi

Les négociations ont repris lundi entre le gouvernement et les syndicats d’éducatrices en CPE alors que la grève entamée par la CSN se poursuit et que la CSQ menace de se joindre au mouvement à compter de jeudi.

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Syndicats, partis d’opposition et parents ont uni leur voix dimanche pour demander au premier ministre François Legault d’intervenir dans l’épineux conflit de travail impliquant les employés des centres de la petite enfance.

La rémunération du personnel de soutien, responsable de la cuisine, de l’entretien et de l’administration en CPE est au cœur des frictions actuelles entre les partis.

D’un côté, les syndicats plaidaient jusqu’à tout récemment pour des augmentations importantes, de 13 % à 14 % pour la CSQ et de 17 % à 20 % pour la CSN. De l’autre, le gouvernement martèle que l’offre sur la table est déjà d’une ampleur «historique». Lundi, la CSN a indiqué avoir présenté une contre-offre qu’elle n’a pas souhaité dévoiler pour le moment.

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Question d’équité 

En entrevue à LCN, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a qualifié ces demandes différentes de «difficulté supplémentaire» dans les négociations.

«Le gouvernement ne fera pas de pourcentage différent en fonction de votre affiliation syndicale. Pour nous, il y a une question d’équité», a-t-elle indiqué.

À quelques jours de la fin de session parlementaire, elle n’exclut toujours pas une loi spéciale afin d’obliger les éducatrices à revenir au travail, mais dit toujours espérer une entente négociée. «Pour moi, ça demeure un moyen ultime de recours et pour le moment, ce n’est pas envisagé», précise Sonia Lebel.

La grève pourrait donc se prolonger pendant des semaines, une possibilité «malheureuse», a-t-elle dit.

Rappelons que la présidente du Conseil du trésor avait publiquement affirmé, vendredi dernier, avoir rejoint les demandes des syndicats, mais que celles-ci auraient ensuite augmenté.

Or, la proposition d’une hausse de 11 % pour le personnel de soutien avait été faite dans le cadre de «discussions exploratoires» lors des négociations et elle n’était pas destinée à être révélée, avait répliqué la FIPEQ.

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