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Le proprio du Parmesan trouvé coupable d'agression sexuelle

Capture d'écran Google Maps

Le propriétaire du restaurant Au Parmesan, accusé d’avoir agressé sexuellement une cliente en octobre 2019, a été trouvé coupable, et ce même s’il a affirmé haut et fort qu’il avait fait «une blague inoffensive» qu’il fait «depuis plusieurs années». 

Luigi Leoni, 80 ans, n’a pas été cru par le juge Steve Magnan lorsqu’il a raconté avoir «substitué sa main» à celle du conjoint de la victime le soir des événements pour «faire une blague» au groupe qui prenait place dans son restaurant. 

Selon ce que rapporté par la victime, une dame âgée dans la soixantaine, la soirée se «déroulait très bien» jusqu’à ce que l’incident ne survienne et ne la choc profondément.  

Alors qu’elle regardait son écran de téléphone pour envoyer une photo et que le bras de son conjoint se trouvait sur le dossier de sa chaise, elle a senti une «main glisser sous son aisselle et lui empoigner le sein gauche».  

«La dame est choquée puisqu’elle ne s’attendait pas à se faire toucher», a rappelé le magistrat en ajoutant qu’il avait immédiatement été convenu par le groupe de quitter l’établissement.  

Les hommes ont payé puis sont sortis. La victime a alors mentionné que Leoni s’est approché d’elle pour l’aider à mettre son manteau, ce qu’elle a refusé.  

«Le restaurateur semble fâché que la dame refuse son aide et il lui dit : you can’t take a joke, poor little girl, ce à quoi la dame répond que ce n’était pas «une joke»: you can’t touch me», a-t-elle ajouté.  

Selon la version retenue par le Tribunal, le témoignage de la victime est «empreint de sincérité, de retenue et elle explique clairement ce qui s’est produit».   

À contrario, le magistrat a souligné que le témoignage de l’accusé n’était «ni fiable ni sincère».  

«Il ne nie jamais formellement avoir touché le sein de la victime, mais il ne comprend pas qu’il puisse faire l’objet d’une accusation puisqu’il n’a fait qu’une blague inoffensive qu’il fait depuis plusieurs années. Le Tribunal ne croit pas l’accusé».  

Une fois le jugement rendu, les parties ont convenu de reporter le dossier à la fin du mois de janvier pour les observations sur la peine.  

D’ici là, Leoni, qui est propriétaire de l’établissement de la rue Saint-Louis depuis 47 ans, demeure en liberté et il peut toujours se trouver à son établissement.

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