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L’entente de principe rejetée par les employés de la SAQ

Les employés d’entrepôt de la SAQ ont rejeté à 86 %, lundi, l’entente de principe qui avait été conclue la semaine dernière.

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Les quelque 800 travailleurs syndiqués s’étaient réunis en assemblée générale lundi pour se faire présenter l’entente, dont les modalités n’ont pas été dévoilées pour le moment, avant de la rejeter.

«Nous avions une entente, mais elle a été refusée par les membres. Nous allons nous réunir demain matin avec le comité exécutif du syndicat afin de déterminer ce que seront nos prochaines actions. Évidemment, nous allons aussi contacter l’employeur», a commenté Michel Gratton, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique, dans une brève déclaration.

Il n’était pas clair, dans l’immédiat, si les travailleurs syndiqués entendaient reprendre leurs moyens de pression, incluant leur grève.

De son côté, la SAQ a indiqué qu’elle compte discuter avec les représentants syndicaux dans les prochains jours pour comprendre les raisons expliquant le rejet de l’entente. «Nous souhaitons un retour à la table de négociation le plus rapidement possible», a assuré la société d’État en toute fin de soirée.

En attendant, la SAQ assure se concentrer sur le réapprovisionnement de ses succursales.

«Au cours des prochaines semaines, nos équipes ne ménageront aucun effort pour revenir à une situation normale dans l'ensemble de notre réseau particulièrement à l'aube de la période des Fêtes», a-t-on assuré.

Les employés des entrepôts réclament de meilleurs salaires, eux qui jugent être moins bien payés que leurs collègues qui travaillent dans les succursales de la SAQ.

Le syndicat avait annoncé, le lundi 29 novembre, s’être entendu au beau milieu de la nuit avec la SAQ sur une entente de principe, évitant ainsi une reprise de la grève dans les entrepôts de la société d’État.

Auparavant, les travailleurs avaient tenu une journée de grève-surprise à la mi-novembre, avant de déclencher une grève générale illimitée le 22 novembre, rapidement suspendue le lendemain pour «donner une dernière chance aux pourparlers».

Ces grèves, bien que courtes, avaient eu des répercussions en retardant les livraisons dans les succursales de la SAQ, qui présentaient parfois des tablettes bien dégarnies, tandis que des files d’attente s’étaient formées par endroits. Les livraisons avaient aussi été perturbées dans les restaurants, les bars, les épiceries et les dépanneurs.

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