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La Couronne met de l’avant l’animosité de la belle-mère

La Couronne a mis de l’avant l’animosité que semblait porter la belle-mère de Granby vis-à-vis de sa belle-fille, mardi, dans sa plaidoirie au palais de justice de Trois-Rivières.

Le procureur Me Jean-Sébastien Bussière a lu de longs extraits de messages textes écrits par la belle-mère, accusée de meurtre non prémédité.

«Je la laisse dans sa pisse», «je me sens coupable d'être une mauvaise mère», «reste dans ta calisse de chambre» ou encore «elle me lève le coeur» figurent parmi les messages qui ont été lus devant le tribunal.

Pour Me Bussière, ces écrits démontrent l'animosité et le dégoût qui ont habité l'accusée dans les jours et les semaines précédant le drame du 29 avril 2019 où la fillette a perdu la vie.

Devant ces écrits, Me Bussière a demandé aux jurés s'ils croyaient vraiment l'accusée quand elle affirme avoir attaché l'enfant avec du ruban adhésif dans le seul but de la protéger.

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Aux prétentions de la Défense qui affirme que l'absence de marques au visage signifie qu'il n'y a jamais eu de ruban adhésif sur le nez et la bouche, l'avocat a soumis au jury la question suivante : si le ruban adhésif a été posé peu de temps avant le décès, est-ce qu'il aurait laissé les mêmes marques que le ruban apposé au thorax au cours de la nuit ?

«Vous devez utiliser votre gros bon sens», a-t-il ajouté.

En montrant une photo de la petite victime nue, inconsciente et couchée à même le sol, Me Bussière a demandé au jury si l'experte de la défense, Anny Sauvageau, est crédible quand elle affirme avec conviction que l'enfant avait un poids santé.

Il a aussi attaqué la crédibilité de l’experte sur le fait qu’elle a prétendu qu’un seul trou de la grosseur d'une aiguille dans du ruban adhésif est suffisant pour qu’un enfant respire sans problème.

Plus tôt dans la journée, l'avocat de l'accusée, Me Alexandre Biron, a plaidé aux jurés que s'ils retenaient la thèse du ruban adhésif sur le nez et la bouche, rien selon lui, dans ce qui a été présenté, ne prouve hors de tout doute raisonnable que c'est l'accusée qui l'a apposé.