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L'ex-chef de cabinet de Trump refuse finalement de coopérer dans l'enquête sur l'assaut du Capitole

Mark Meadows, l’ancien chef de cabinet de Donald Trump, ne coopérera finalement pas avec la commission parlementaire censée faire la lumière sur l’assaut du Capitole, contrairement à ce qu’il s’était engagé à faire, selon une lettre de son avocat mardi. 

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Mark Meadows était censé être le premier des proches de Donald Trump à accepter de témoigner devant cette commission dite du «6 janvier», date à laquelle des milliers de partisans de l’ancien président ont envahi le siège du Congrès américain pour tenter d’empêcher les élus de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

L’ancien «chief of staff» de Donald Trump, le plus proche conseiller du président, a accepté de fournir des «milliers de pages de documents» aux enquêteurs et était prêt à témoigner, indique son avocat George Terwilliger dans une lettre à la commission obtenue par plusieurs médias américains.

Mais, assure-t-il, cette commission n’a «aucune intention de respecter le droit de l’exécutif à garder certaines informations secrètes», ce qui «rend cette audition intenable».

Les élus qui dirigent cette enquête s’intéressent notamment aux échanges entre Mark Meadows et les organisateurs des manifestations du 6 janvier.

D’ordinaire très discret, cet homme de 62 ans est sorti de l’ombre la semaine dernière en annonçant à quelques jours d’écart sa coopération avec les enquêteurs et la sortie prochaine d’un livre sur les derniers mois du milliardaire républicain à la Maison-Blanche.

En refusant finalement de témoigner auprès de cette commission, le dernier chef de cabinet de Donald Trump risque potentiellement une inculpation.

Son avocat n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de l’AFP.

Un autre allié du milliardaire républicain, Steve Bannon, a déjà été inculpé pour ce même motif et encourt la prison. Son procès débutera le 18 juillet.

La commission, qui enquête sur le rôle de l’ancien président et ses conseillers dans cette attaque, a déjà interrogé plus d’une centaine de personnes et multiplie les assignations à comparaître dans l’entourage de Donald Trump.

Mais l’ancien locataire de la Maison-Blanche, qui qualifie la commission de «hautement partiale», a ordonné à son entourage de serrer les rangs, injonction à laquelle Mark Meadows semble en partie s’être plié.

Les partisans de l’ex-président américain s’évertuent à minimiser ces événements, qualifiant l’enquête parlementaire du 6 janvier de «chasse aux sorcières», une des expressions préférées de Donald Trump.

Le traitement offert aux personnes emprisonnées depuis l’assaut du Capitole serait pire que celui réservé «aux terroristes à Guantanamo», selon l’élue trumpiste Marjorie Taylor Greene lors d’une conférence de presse mardi.

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