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« Nous savons qu’il y aura d’autres pandémies »

Pour amoindrir les effets d’une future pandémie, il faut continuer à investir dans la recherche pour créer notamment des vaccins plus adaptés, selon une scientifique britannique. Sur la photo, un homme se faisait vacciner contre la COVID-19, en septembre, à Québec.

Photo d'archives, Didier Debusschère

Pour amoindrir les effets d’une future pandémie, il faut continuer à investir dans la recherche pour créer notamment des vaccins plus adaptés, selon une scientifique britannique. Sur la photo, un homme se faisait vacciner contre la COVID-19, en septembre, à Québec.

Un virologue québécois partage les inquiétudes de la cocréatrice du vaccin d’AstraZeneca selon lesquelles d’autres pandémies sont inévitables tout comme l’apparition de variants plus résistants.

• À lire aussi: Une prochaine pandémie pourrait être «pire», prévient la cocréatrice du vaccin d'AstraZeneca

Les propos de la scientifique britannique Sarah Gilbert, cocréatrice du vaccin d’Oxford/AstraZeneca contre la COVID-19, ont suscité beaucoup de réactions hier.

La professeure a averti que « ce ne sera pas la dernière fois qu’un virus menace nos vies [...] que le prochain pourrait être pire, plus contagieux, plus mortel, ou les deux. »

« Ce ne sont pas des paroles en l’air et ce n’est pas exagéré », a lancé d’emblée Benoit Barbeau, professeur au Département des sciences biologiques de l’UQAM.

« Ça fait des années que nous savons qu’il y aura d’autres pandémies. Des livres ont été écrits et des scientifiques ont dit qu’une pandémie allait nous frapper plus sévèrement », rappelle M. Barbeau.

Il précise qu’il faudra s’habituer à de nouveaux variants comme l’Omicron.

« Il s’est développé dans un pays peu vacciné. La question importante, c’est à quel point les prochains variants qui pourraient être créés dans un pays où la couverture vaccinale est beaucoup plus forte pourraient démontrer une plus grande résistance à ces vaccins », questionne-t-il.

« Il ne faut pas céder à la panique. On est à 90 % des 12 ans et plus qui sont vaccinés. Si on contrôle la transmission, le virus a beaucoup moins de chance de changer. Mais si on laisse le virus se transmettre, on lui donne une façon de s’adapter. Ça ne veut pas dire que le virus va devenir plus dangereux et plus transmissible », tempère-t-il.

Financement de la recherche

Contrer ce scénario qu’il ne considère « pas comme exagéré » peut se faire en comprenant mieux la transmission du virus, par des agents antiviraux et par des vaccins plus adaptés précise M. Barbeau.

Cela sous-entend de continuer à investir et rejoint encore Sarah Gilbert, dont l’intervention voulait rappeler l’importance du financement de la recherche. 

« Lorsque le SRAS-CoV-1 [responsable du SRAS au début des années 2000] est arrivé, des chercheurs ont été financés pour travailler sur un vaccin. Lorsque le virus a disparu, le financement aussi. On éteint les feux, mais on est très mauvais à faire de la prévention contre d’éventuelles pandémies. Ce que l’on vit nous fait comprendre à quel point on fait des erreurs. On voit soudainement qu’on est très pauvre en matière de production de vaccins. J’espère qu’on apprendra », conclut M. Barbeau.

Épargné pour le moment

Par ailleurs, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a indiqué hier qu’il ne semblait pas y avoir de transmission communautaire de l’Omicron dans la province.

Le seul cas confirmé est celui d’un voyageur revenant du Nigéria. Les voyageurs déclarés positifs seront testés pour détecter le redouté variant.

-Avec l’AFP et l’Agence QMI

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