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Omicron: le fédéral accusé de cafouillage

L’opposition accuse le gouvernement Trudeau de cafouillage dans les aéroports depuis l’annonce, il y a une semaine, de nouvelles mesures censées contenir la propagation d’Omicron.  

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«La semaine dernière, j’avais été rapide à féliciter le gouvernement pour sa rapidité, mais il a été juste rapide à cafouiller», a déclaré le député bloquiste Luc Thériault.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore expliqué clairement comment il comptait tester tous les voyageurs qui arrivent par avion au Canada, à l’exception de ceux qui proviennent des États-Unis.

Les aéroports, qui doivent fournir des espaces à la Santé publique fédérale pour installer des cliniques de dépistage, attendent toujours des directives.

Les mesures qui devaient entrer en vigueur «immédiatement» lorsqu'elles ont été annoncées, mardi dernier, ne sont donc toujours pas effectives, sauf la quarantaine à l’hôtel pour les voyageurs en provenance de 14 pays d’Afrique. Quarantaine qui se passe d’ailleurs fort mal, d’après les témoignages recueillis par le Globe and Mail auprès de voyageurs non satisfaits des services reçus dans les hôtels réquisitionnés par Ottawa.

Aujourd’hui, le site voyage.gc.ca a finalement été mis à jour pour indiquer que les nouvelles restrictions liées au dépistage généralisé sont «à venir bientôt». On attend toujours la communication d’une date exacte.

Rien appris  

«Je comprends les gens d’être tout mélangés, le gouvernement est tout mélangé, a critiqué le néodémocrate Alexandre Boulerice. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.»

«Ça me fait penser aux mêmes erreurs qu’on a faites au début de la pandémie [...] Deux ans plus tard, ils n’ont rien appris», a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, Omicron continue sa progression dans le monde et chez nous. Il a été détecté aujourd’hui dans une troisième province canadienne, cette fois au Manitoba, chez une personne récemment revenue d'un voyage dans l'un des 14 pays avec lesquels Ottawa a coupé les liaisons aériennes.

De la panique à la raison  

Mais il est «quasiment certain» que ce variant ne cause pas de cas de COVID-19 plus graves que n'en cause Delta, a déclaré le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire.

«Il y a quelques signes montrant qu'il se pourrait même qu'il soit encore moins grave», a-t-il ajouté en entretien à l’AFP.

Dans ce contexte, le président du Conseil des aéroports du Canada (CAC), Daniel-Robert Gooch, espère que la raison l’emportera rapidement sur la panique.

«Tous les passagers et le personnel sont vaccinés. Tout le monde porte le masque. En plus de ça, on demande un test PCR avant de partir. Que veut-on de plus? Ce n’est jamais possible d’éliminer complètement le risque», a-t-il dit au Journal.

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