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Près de la moitié des travailleurs envisagent de changer d’emploi

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Près de la moitié des travailleurs canadiens comptent profiter de la crise de la main-d’œuvre pour tâter le marché de l’emploi au cours de la prochaine année, conclut une étude de Randstad Canada dévoilée mardi.

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Selon ce coup de sonde, 43 % des Canadiens sont susceptibles de partir en quête d’un nouvel emploi, un pourcentage qui bondit à 62 % chez les 18 à 34 ans.

Pas moins de 30 % des travailleurs qui comptent changer de poste espèrent obtenir un meilleur salaire, tandis que 24 % sont à la recherche d’un poste à temps plein en télétravail, un phénomène exacerbé par la pandémie.

«Ce que l'enquête nous apprend, c'est qu'un grand nombre d'employés sont à la recherche de nouvelles opportunités et veulent voir si l'herbe est plus verte dans d'autres organisations. Cela oblige les employeurs à repenser leurs stratégies d'attraction des talents et à trouver des solutions créatives pour retenir leurs employés, maintenant et à long terme», a analysé Patrick Poulin, président de groupe chez Randstad Canada.

Les entreprises sont d’ailleurs bien conscientes de ce phénomène vu que 61 % d’entre elles s’attendent à des départs au cours de l’année à venir. Par contre, 39 % des employeurs sont convaincus qu’ils parviendront à garder la majorité de leurs employés.

La moitié des employeurs optimistes ont expliqué qu’ils offrent «un endroit où il fait bon travailler», ce qui suffirait, à leurs yeux, à convaincre leurs employés de rester en place.

Au contraire, les employeurs pessimistes justifient leurs craintes en citant la concurrence avec d’autres emplois offrant de meilleurs salaires (26 %), la concurrence sur le marché du travail (23 %), ou encore, le fait que les gens profitent de la pandémie pour se réorienter (14 %).

«Alors que la pénurie de talents semble s'intensifier, la flexibilité sera un facteur clé pour attirer et retenir les talents. Les chercheurs d'emploi ont appris à apprécier la productivité et l'équilibre que leur procure le travail à distance et les employeurs peuvent s'attendre à ce que cela devienne une exigence de base pour les travailleurs à la recherche d'un nouvel employeur», a évalué M. Poulin.

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