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Grève à la SAQ: Les microdistilleries doublement pénalisées

Les impacts du conflit de travail à la Société des alcools du Québec (SAQ) commencent à se faire sentir à Saguenay. Et pas seulement dans les succursales, puisque les microdistilleries paient le prix fort pour tenter de conserver leur part d'un marché déjà fragilisé.

Même si pour le moment les tablettes sont pleines, les clients n'ont pas pris de chance, ils ont fait des réserves.

«Je me suis dépêché ce matin, j'ai trouvé presque tout ce que je cherchais», a expliqué un client à TVA Nouvelles.

Les consommateurs ne sont pas les seuls à vivre les contrecoups de cette grève, les conséquences pour les microdistilleries sont nombreuses.

«Les ventes diminuent, c'est certain dans toutes les microdistilleries, ce n'est pas les produits québécois qui sont la priorité actuellement, a confirmé le copropriétaire de la Distillerie Beemer, Philippe Harvey.

Déjà qu'elles peinent à écouler leur inventaire à la SAQ. La fameuse taxe de 52% imposée sur les produits vendus en boutique a un impact direct sur leurs revenus.

«C'est immense, c'est énorme, si on pouvait garder cet argent-là, lorsqu'on vend en boutique, se ferait toute la différence du monde. Les grands de ce monde payent des espaces tablettes. Il ne reste plus de place sur les tablettes pour nous. Il faudrait qu'on achète des tablettes, mais avec ce qu'il nous reste de profits, on le passerait», affirme M. Harvey.

«On revendique aussi de pouvoir vendre directement dans les restaurants. Ça nous permettrait d'augmenter nos ventes. On veut aussi vendre en ligne. On est la seule province au Canada où les distilleries ne peuvent pas faire de ventes en ligne», explique le copropriétaire.

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