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Londres demande de travailler de chez soi dès lundi

Un an après le début de la vaccination massive contre le coronavirus au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson a annoncé mercredi un durcissement des restrictions afin de freiner la propagation du variant Omicron, dont le retour au télétravail et l'introduction du passeport vaccinal en certains endroits. 

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Cette annonce intervient alors que le gouvernement conservateur est vertement critiqué pour une fête de Noël qui aurait eu lieu l'an dernier à Downing Street en violation des règles anti-COVID, provoquant l'indignation dans le pays, l'un des plus durement touchés avec près de 146 000 morts et plus de 45 000 contaminations quotidiennes. 

«Il devient de plus en plus clair qu'Omicron se propage beaucoup plus rapidement que le variant Delta précédent», avec 568 cas identifiés à ce jour au Royaume-Uni, et un chiffre réel «certainement beaucoup plus élevé», a déclaré Boris Johnson lors d'une conférence de presse.

Précisant que le nombre de cas dus à Omicron semblait doubler tous les deux à trois jours dans le pays, et sans préjuger de la sévérité des symptômes provoqués par le variant, le dirigeant a souligné que «cette croissance exponentielle pourrait mener à une forte hausse des hospitalisations et donc, malheureusement, des morts». 

«C'est pourquoi passer au plan B» de restrictions en Angleterre est «la chose proportionnée et raisonnable à faire», le temps d'accélérer la campagne de rappel vaccinal, a-t-il ajouté. 

Dès lundi, le gouvernement demande aux employés de travailler à nouveau de chez eux «si c'est possible». 

Le passeport vaccinal, contesté par certains députés de la majorité conservatrice, est introduit pour la première fois en Angleterre, dans les discothèques et les lieux de grand rassemblement.

Un tel passeport était déjà en vigueur en Écosse qui, comme les autres nations britanniques, définit sa propre réponse à la crise sanitaire. 

Tests antigéniques plutôt qu'isolement 

Pour contrer Omicron, le Royaume-Uni avait déjà réintroduit des mesures comme des restrictions aux voyages, au grand dam du secteur, et le port du masque dans les magasins et les transports en commun. Ce dernier sera désormais obligatoire aussi dans les cinémas et théâtres. 

En parallèle, la campagne de rappel vaccinal avait été accélérée, avec l'objectif d'administrer une troisième dose à tous les plus de 18 ans d'ici fin janvier. 

Depuis que le pays a lancé sa campagne de vaccination il y a un an jour pour jour, ouvrant la danse de l'immunisation massive en Occident, plus de 81% de la population âgée de plus de 12 ans a reçu deux doses d'un vaccin anti-Covid, et 37% une troisième. 

Plutôt que de devoir s'isoler comme c'est le cas à présent pour les cas contacts d'un malade contaminé par Omicron, ces derniers pourront faire un test antigénique quotidiennement. 

La crainte est de voir l'économie paralysée à la suite d'une hausse des personnes en quarantaine, comme ce fut le cas durant l'été en pleine flambée du variant Delta. 

Ces annonces arrivent en pleine tempête politique au Royaume-Uni: Boris Johnson s'est excusé mercredi et sa conseillère a démissionné après la publication d'une vidéo dans laquelle elle plaisantait sur une fête de Noël qui aurait eu lieu à Downing Street l'an dernier, quand les Britanniques étaient privés de retrouvailles familiales. 

Alors que certains députés d'opposition ont réclamé sa démission, le dirigeant conservateur a annoncé une enquête interne et promis des «conséquences» pour ceux qui n'auraient pas respecté les règles.

Il s'est défendu devant la presse de vouloir détourner l'attention. «Imaginez si ces mesures avaient dû être reportées en raison d'événements politiques d'une forme ou une autre. Que diront les gens alors?», a-t-il rétorqué, alors que son gouvernement a souvent été critiqué pour sa réticence à serrer la vis face au coronavirus. 

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