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Ingérence étrangère: un ancien ingénieur de l’Agence spatiale canadienne est accusé

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Un ancien ingénieur de l’Agence spatiale canadienne (ASC) est accusé d’abus de confiance, car il aurait profité de son poste pour aider une entreprise aérospatiale chinoise à l’obtention de contrats stratégiques en Islande.

Wanping Zheng, 61 ans, devra se présenter au palais de justice de Longueuil le 15 décembre prochain.

De l’ingérence étrangère 

L’accusation d’«abus de confiance par un fonctionnaire public» est le résultat d’une enquête de plus de deux ans menée par l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISC), une branche de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui s’occupe «de détecter et perturber les tentatives d'ingérence étrangère».

Il s’agit de la seule accusation portée contre M. Zheng, a confirmé le caporal Charles Poirier, de la GRC.

«Ce dossier-là a commencé lorsque l’Agence a appelé la GRC en octobre 2019», la même année où l’ASC a renvoyé M. Zheng, a déclaré M. Poirier. Le numéro de téléphone au bureau de M. Zheng mène toujours à sa boîte vocale.

 
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«On considère que c’est une atteinte à la sécurité nationale», a confirmé le caporal, qui affirme par ailleurs que l’ingérence étrangère de la part de la Chine est observable «dans toutes sortes de domaines».

Plus tôt cette année, le directeur des Services canadiens de renseignement, David Vigneault, appelait Ottawa à «renforcer» ses défenses contre l'escalade d'activités «hostiles» de la part de la Chine.

Des «stations-relais» stratégiques 

La GRC a confirmé que l’accusé aurait utilisé son statut d’ingénieur au sein de l’ASC pour «négocier des ententes d’installation de stations-relais destinées à communiquer avec des satellites en Islande».

«Quand des doutes ont été soulevés au sujet des activités de la personne en cause en dehors des heures de travail, l’ASC a pris diverses mesures : elle a notamment mené une enquête interne et restreint l’accès aux renseignements», a fait savoir l’ASC dans un courriel.

Les stations-relais, qui permettent le transfert de communications avec des satellites, revêtent des intérêts stratégiques, surtout lorsqu’ils sont situés à des endroits du monde où leur concentration est moindre.

C’est grâce à celles-ci que le gouvernement peut obtenir des images de la surface de la Terre, par exemple.

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