/finance/homepage

Panier d'épicerie: le communautaire à la rescousse des consommateurs

Avec la hausse record annoncée du panier d’épicerie, les cuisines collectives et les épiceries communautaires pourraient devenir la solution de nombreuses familles pour arriver à se nourrir.

• À lire aussi: Hausse du panier d’épicerie: les Québécois en bonne posture face à l’inflation, estime le ministre des Finances

• À lire aussi: Inflation alimentaire record: 966$ de plus pour votre épicerie

• À lire aussi: L’aînée qui a écrit à Legault fait son épicerie avec 50$

En 2022, l’épicerie pourrait coûter de 5 à 7 % plus cher, selon la prédiction avancée dans la 12e édition du Rapport sur les prix alimentaires, rédigé par le groupe d’experts des universités Dalhousie, de Guelph, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, publié jeudi.

À l'épicerie communautaire «La Recette», les membres ont accès à des produits à moindre coût. «On ne prend pas de profits sur les aliments, donc parfois les aliments réguliers dans les grandes chaînes, il y a un écart de 30 % moins cher que dans les épiceries. C'est certain que quelqu'un qui connaît les spéciaux dans les grandes chaînes et profite d'ici. Il y a de l'économie à faire», a indiqué la coordonnatrice de l'épicerie, Nathalie Lavoie.

Écoutez l’entrevue de Bernard Lavallée, le « nutritionniste urbain »:

Pour pallier la hausse de la facture d’épicerie, qui pour une famille moyenne pourrait grimper de 966 $, les cuisines collectives seraient une solution de choix.

«Les gens peuvent se rassembler ensemble, pour diminuer les coûts, par exemple la dernière fois, ils étaient quatre, trois recettes, une énorme sauce à spaghetti, un dessert, un potage, ça revenaient à 38 sous de la portion», a fait valoir la coordonnatrice du Café Jeunesse, Marie-Michèle Rancourt.

Aberration

Pour la plupart des consommateurs rencontrés jeudi par TVA Nouvelles, la hausse du panier d’épicerie est aberrante. «Je suis découragé, mais on n'a pas le choix, il faut suivre», a expliqué un consommateur à TVA Nouvelles.

«C'est beaucoup, parce que quand tu as un petit revenu, ça veut dire se priver de nourriture, et l'alimentation, c'est un droit au niveau international à l'ONU, c'est un droit de s'alimenter sainement en quantité suffisante. C'est vraiment inquiétant », a ajouté Nathalie Lavoie.

«Je suis à ma retraite, on augmente de 65 cents par année, ça ne fait pas une grosse augmentation», a commenté un homme à TVA Nouvelles.

«En été, ce sont les conserves, en hiver, il va falloir faire plus attention», a souligné une cliente. Un autre a expliqué qu'il devait fréquenter trois établissements différents pour compléter son épicerie sans qu’il lui en coûte une fortune.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.