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Transaction record: Une maison vendue 18,5 M$ à Westmount

Une maison surnommée le « Downton Abbey de Westmount » a changé de maîtres en novembre dernier pour la somme de 18,5 millions de dollars, ce qui en fait la propriété résidentielle la plus chère vendue de l’histoire du Québec. 

Le précédent record était de 18 millions, somme payée en 2020 par Photis Peter Pascali, PDG de l’entreprise PyroGenesis pour la maison William R. Gratton Holt, située rue Redpath-Crescent, dans l’arrondissement Ville-Marie, à Montréal.  

La propriété de 10 chambres et de 10 salles de bain, sise rue Sunnyside, une des plus prisées de l’île de Montréal, n’était pas listée sur le système Centris, où sont habituellement affichée les maisons à vendre au Québec.  

C’est le courtier immobilier bien en vue à Montréal et spécialiste des maisons de luxe, Joseph Montanaro, qui s’est chargé de la transaction.  

« Puisque c’est du domaine public, je confirme que la vente a été conclue hors du système Centris. Par respect pour la vie privée de mon vendeur et de mes acheteurs, je ne ferai aucun autre commentaire », a-t-il déclaré, hier.  

L’acte de vente indique que la nouvelle propriétaire est Pinar Cetin, qui est mariée à Rami Atallah, PDG et cofondateur du détaillant montréalais de luxe en ligne Ssense. 

Un manoir victorien     

La vente comprend aussi une deuxième demeure, attenante à la première, qui compte trois chambres et deux salles de bain.  

Construite en 1910, la résidence principale est un véritable manoir. Perchée sur un terrain de 43 000 pieds carrés qui surplombe la ville, la maison est bâtie en pierres et s’inspire de l’architecture anglaise des années 1800.  

On y entre par deux portes massives en bois faites sur mesure et sculptées par des artisans. Une fois à l’intérieur, on se trouve tout de suite près d’un foyer au bois dont le manteau de la cheminée est en marbre, lui aussi fait sur mesure.  

Les jardins sont somptueux et les balcons, nombreux. On peut y admirer le mont Royal, la ville de Montréal et le fleuve Saint-Laurent. 

Une famille très discrète     

Rami Atallah est un homme d’affaires de 39 ans. Palestinien d’origine, il a grandi en Syrie et est arrivé à Montréal à l’âge de 15 ans. Avec ses deux frères, ils ont fondé Ssense en 2003 avec l’aide de leurs parents. 

Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio : 

La famille a toujours été extrêmement discrète. L’entreprise privée offre des vêtements de luxe principalement en ligne, mais elle compte aussi un magasin où on se présente sur rendez-vous dans le Vieux-Montréal.  

Ssense vend et livre des morceaux de plus de 700 marques dans plus de 150 pays – du sac à main Givenchy à 6000 $ au t-shirt d’un obscur designer coréen à 650 $.  

L’entreprise prépare actuellement son entrée en Chine. Elle a obtenu, en juin, un investissement – le premier de ses 18 ans d’histoire – de la firme Sequoia Capital China, ce qui valorise l’entreprise à 5 milliards $.  

Angelica Cheung, de Sequoia, siège maintenant au conseil de Ssense, qui était auparavant uniquement composé des trois frères Atallah et de leurs parents.  

Rami Atallah a épousé Pinar Cetin en août 2014, stipule l’acte de vente du manoir de Westmount.  

Qui est Rami Atallah?     

Âgé de 39 ans 

Palestinien, il a grandi en Syrie et est arrivé à Montréal à 15 ans 

Patron de Ssense, établie à Montréal depuis 2003 

Ses deux frères sont aussi dans l’entreprise 

Ssense est évaluée à 5 milliards $ 

1500 employés, dont 200 temporaires 

Vend plus de 700 marques de vêtements de luxe 

Livre ses produits dans 150 pays 

Avec la collaboration de Pierre-Olivier Zappa

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