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Alcool au volant: une balloune pour Noël

Les policiers ont commencé à tendre des filets aux conducteurs ivres en multipliant les barrages sur les routes du Québec alors que déjà plus de 4500 personnes ont été arrêtées cette année pour facultés affaiblies avant même le début de la période des Fêtes.

Malgré les confinements et le couvre-feu au début de l’année, ce sont pas moins de 4585 conducteurs qui se sont fait arrêter pour facultés affaiblies entre le 1er janvier et octobre 2021, selon les données du ministère de la Justice.

D’ailleurs, le temps des Fêtes commence à peine qu’au moins trois personnes doivent faire face à la justice après s’être fait coincer dans l’un des barrages de la métropole, fait savoir Nathalie Valois, agente conseillère à la sécurité routière pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

En soirée hier, le corps policier montréalais, avec la Sûreté du Québec (SQ), a érigé son 40e contrôle routier depuis deux semaines, à la sortie du pont Jacques-Cartier.

Avez-vous consommé ?  

Les agents ont testé aléatoirement quelques conducteurs dans le cadre de cette opération contre l’alcool et la drogue au volant. Tous ceux qui ont soufflé dans l’éthylomètre ont pu repartir, car leur taux d’alcool était en dessous de la limite permis, a pu constater Le Journal.

Les policiers ont stoppé pratiquement toutes les voitures sur la route 134 pour demander au conducteur d’où il revenait et s’il avait consommé. « On fait un contrôle pour le temps des Fêtes », ont expliqué certains agents aux automobilistes.

« Si quelqu’un a les facultés affaiblies et passe par le barrage, c’est certain que ça s’arrête là pour lui. C’est une période où on a beaucoup de soupers, de soirées [arrosées], donc on souhaite envoyer un message clair aux gens qu’on est présents », dit Nathalie Valois.

On voit ici un homme qui souffle dans la balloune. Il a ensuite pu repartir avec sa voiture comme il ne dépassait pas la limite permise.

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

On voit ici un homme qui souffle dans la balloune. Il a ensuite pu repartir avec sa voiture comme il ne dépassait pas la limite permise.

Chaque année, en moyenne 10 000 Québécois se font arrêter pour cette infraction. Et décembre est l’un des mois où les policiers passent le plus de menottes à des conducteurs ivres, ajoute l’agente. 

Attention au dernier verre  

D’autant plus qu’il n’y a pas eu de partys de bureau ou de réunions de famille l’an dernier à cause de la pandémie, les gens auront certainement envie de célébrer cette année, croit Catherine Bernard, porte-parole à la SQ. 

Pourtant, la majorité des gens qu’il interceptait alors qu’il était policier à Montréal n’étaient pas des multirécidivistes qui pétaient la balloune deux fois au-dessus de la limite, confie André Durocher, inspecteur du SPVM à la retraite.

« C’était monsieur et madame Tout-le-Monde qui étaient légèrement au-dessus de la limite. C’est ce que je trouve encore plus dommage. Ils auraient juste dû s’arrêter et ne pas prendre le fameux dernier drink avant de partir. C’est pour ça qu’il faut mettre l’emphase là-dessus pendant les Fêtes », insiste-t-il.

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