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Enseignant poignardé: l’ado subira une évaluation psychiatrique

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

L’ado accusé d’avoir poignardé un enseignant dans le quartier Saint-Michel devra se soumettre à une évaluation psychiatrique, a ordonné une juge ce lundi. 

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«Ce sera pour évaluer sa dangerosité, pour voir s’il peut être remis en liberté», a expliqué son avocat Me Tiago Murias à la suite d’une audience en Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

Le jeune de 16 ans, que l’on ne peut identifier en raison de son âge, était de retour au tribunal en lien avec une attaque qui avait causé l’émoi à l’école John-F. Kennedy, la semaine dernière.

Armé d’un couteau, l’ado, qui serait atteint d’un spectre de l’autisme, s’en serait pris à son enseignant en arts visuels Maxime Canuel. Poignardé, ce dernier avait été envoyé aux soins intensifs. Il a depuis récupéré, si bien que sa vie n’est pas en danger.

L’ado, qui aurait prémédité son geste, a été arrêté peu après et accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves, de possession illégale d’arme, et de port de couteau dissimulé. Selon nos informations, il a fait des aveux aux enquêteurs lors de son interrogatoire. Il aurait notamment expliqué comment il avait planifié de tuer son enseignant. 

«Nous avons des motifs de croire qu’une évaluation psychiatrique est nécessaire», a expliqué Me Mélanie Rose ce lundi, ajoutant que ce sera fait au Centre de la jeunesse.

Ainsi, le jeune restera sous garde fermée pour encore 30 jours, le temps qu’un rapport soit fait.

La mère du jeune, qui était présente dans la salle, semblait d’ailleurs désemparée face à la situation.

«C’est très dur pour la famille, ce n’est pas facile, mais ils comprennent [la situation]», a fait savoir Me Murias.

L’accusé, qui semblait moins nerveux que lors de sa comparution vendredi dernier, ne s’est pas opposé à la demande. Il reviendra à la cour le mois prochain pour son enquête sur remise en liberté.

Le lendemain de l’événement, une autre école a dû fermer en raison des menaces d’un jeune qui aurait conseillé aux étudiants de ne pas se présenter en classe vendredi, car un élève s’y présenterait armé. La police de Montréal a annoncé ce lundi que plusieurs autres écoles ont depuis été la cible de menaces «à la suite d’un phénomène d’entraînement sur les réseaux sociaux».