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Hôpitaux de Québec: une situation fragile, mais stable

Dossier spécial- CHU de Québec

Photo courtoisie

Les hôpitaux de Québec résistent toujours, malgré des urgences achalandées et un manque de personnel notable, mais la hausse des cas de COVID-19, à l’approche des Fêtes, fait craindre le pire. 

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La moyenne d’occupation dans les urgences des cinq hôpitaux du CHU et à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) dépassait les 106%, mardi après-midi.  

La situation est encore plus préoccupante du côté de Chaudière-Appalaches, où cette moyenne atteignait 128%, au même moment. 

Bien que ces données soient très élevées, on souligne qu’elles sont «normales» à cette période de l’année, notamment en raison des différents virus qui courent et des blessures liées aux chutes. 

Craintes

«Mais la situation est fragile, les urgences risquent d’être débordées dans les prochaines semaines», estime le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’IUCPQ.  

La propagation du variant Omicron et le manque d’effectifs accru, jumelés à la période des Fêtes déjà achalandée dans les urgences, risquent d’être pénible pour le personnel soignant. 

C’est effectivement l’un des pires moments pour voir une remontée du virus, convient le directeur des soins critiques du CHU de Québec, Stéphane Tremblay. 

«On résiste pour l’instant, mais on craint une hausse des consultations aux urgences à venir. Il faut dire qu’on sort à peine de plusieurs vagues qui ont laissé des traces en termes d’effectifs», souligne M. Tremblay.  

Croissance exponentielle

L’IUCPQ et le CHU de Québec ont pour l’instant moins de sept patients hospitalisés en raison de la COVID-19.  

Et même si les chirurgies n’ont pas repris au même niveau qu’avant la pandémie, il n’y a pas non plus de délestages à proprement parler dans les différents hôpitaux de la région. 

Par ailleurs, le Dr Simon souligne qu’on retrouvait deux fois plus d’individus hospitalisés à la même période l’an dernier, alors qu’il y avait moins d’infections quotidiennes. Il s’agit d’une preuve que la vaccination fonctionne, selon lui. Mais il faut demeurer prudent. 

«Si Omicron est trois fois moins sévère, mais quatre fois plus contagieux, on risque d’avoir bientôt une augmentation des hospitalisations», note l’intensiviste, en raison de la croissance exponentielle des cas. 

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