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Une nouvelle éclosion de COVID-19 au centre de détention de Sherbrooke

Pour une deuxième fois en deux mois, le centre de détention de Sherbrooke, en Estrie, est aux prises avec une éclosion de cas de COVID-19.

Sur les 218 détenus, 13 sont infectés par le virus et trois employés ont aussi contracté le virus.

Une série de mesures a alors été mise en place pour freiner la propagation. Les prisonniers devront entre autres rester isolés dans leur cellule, alors que les transferts de détenus vers d’autres centres seront interrompus et les activités des prisonniers seront suspendues.

Selon le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, la visite d’un détenu dans un milieu hospitalier serait à l’origine de cette éclosion.

«Ce qu’on comprend, c’est qu’il y a eu une escorte médicale en clinique médicale ou à l’hôpital, il y a eu contagion à ce moment-là et ç’a été ramené à l’intérieur des murs», a-t-il expliqué.

Le transfert d’un détenu infecté provenant du centre de détention de Rivière-des-Prairies aurait été à l’origine de l’éclosion en octobre dernier.

Le syndicat aimerait que les prisonniers soient obligés de s’isoler lorsqu’ils sortent de l’établissement et reviennent, et ce, peu importe la raison, surtout avec la proximité qui existe entre eux et les agents correctionnels.

«On ne peut pas vivre des éclosions par-dessus des éclosions», a admis Mathieu Lavoie.

«On n’a pas de ligne "Je contribue" comme dans la santé donc quand il y a des effectifs de touchés, c’est davantage de temps supplémentaire pour les autres effectifs. Davantage de temps supplémentaire obligatoire et clairement actuellement les agents sont à bout de souffle», a-t-il ajouté.

Une situation épidémiologique problématique en Estrie

Avec le nombre de cas de COVID-19 qui explose un peu partout au Québec, la situation des derniers jours en Estrie est telle que la capacité des centres de dépistage et des laboratoires est atteinte.

En point de presse mardi, le directeur régional de la Santé publique a même demandé aux gens qui présentent des symptômes de la COVID-19 de passer un test rapide s’ils y ont accès.
Si le résultat est positif, il n’est plus nécessaire de faire confirmer ce résultat en centre de dépistage. Ils doivent simplement s’isoler et informer les gens avec qui ils ont eu un contact étroit.

Pour ceux qui n’ont pas accès aux tests rapides, ils doivent prendre un rendez-vous pour se faire dépister. Un délai de cinq à sept jours est actuellement enregistré.

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