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Des cotisations RRQ en hausse dès janvier

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Illustration Adobe Stock

Vous êtes peut-être de ces personnes dont le salaire est suffisamment élevé pour avoir cessé de contribuer au Régime de rentes du Québec (RRQ) des semaines, sinon des mois avant la fin de l’année 2021. Vos cotisations reprendront à compter de la première paie de janvier et elles seront plus importantes, pour tout le monde.

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Pas de panique ! Pour un employé salarié qui cotise le maximum, cette majoration s’élève à 348 $ par année, ou un peu plus de 13 $ par deux semaines. La bouchée est toujours un peu plus difficile à avaler pour les travailleurs autonomes qui doivent assumer la part de l’employeur. Ceux qui déboursent le maximum verront la note augmenter de 696 $ cette année.

C’est plus que la progression des prix à la consommation (IPC) de l’année dernière. Pourquoi ?

Deux éléments expliquent cette croissance :   

  1. l’augmentation du maximum des gains admissibles (MGA), comme chaque année   
  2. la hausse du taux de cotisation du régime supplémentaire.    

La hausse du MGA pour 2022

Les cotisations au RRQ sont prélevées sur le salaire, sur la portion comprise entre 3500 $ jusqu’au maximum des gains admissibles (MGA), révisé chaque année. Ce plafond atteignait 61 600 $ en 2021, il a été relevé à 64 900 $ en 2022, soit une hausse de 5,36 %. Ceux dont le salaire touche le nouveau plafond paieront donc plus.

Le MGA est ajusté chaque année selon la progression des salaires. Il ne sert pas seulement à établir les contributions des salariés, mais aussi à fixer le montant de la prestation au moment de la demande. La rente doit représenter 25 % du MGA. Après qu’on a commencé à la recevoir, elle est ensuite indexée chaque année à l’inflation (IPC).

Le régime supplémentaire

En 2017, Québec a introduit un régime supplémentaire qui venait se superposer au régime de base offert par le RRQ. 

L’objectif : que la rente remplace éventuellement 33 %, et non plus 25 %, du MGA, lui-même haussé significativement.

Il s’agit d’une cible à long terme, ce n’est que dans quelques décennies que les retraités en ressentiront pleinement les effets.

Le taux de cotisation pour le régime supplémentaire passe aujourd’hui de 1 % à 1,5 % du MGA. Celui du régime de base est maintenu à 10,80 %.

Les cotisations pour financer le régime supplémentaire sont augmentées progressivement depuis 2019. Le grand coup aura lieu en 2024 et en 2025, lorsque le maximum de gain admissible sera bonifié de façon importante. Il s’agira d’une tranche distincte, superposée à l’ancien MGA. Cette tranche fera l’objet d’une cotisation supplémentaire de 8 %, partagée entre les employés et leur employeur.

On aura l’occasion d’y revenir. 

À savoir    

  • Les coûts du régime supplémentaire assumés par l’employé sont déductibles d’impôt, ce qui n’est pas le cas des cotisations au régime de base.   
  • Les travailleurs autonomes doivent payer la portion « employeur » des cotisations. Cette partie, même à l’intérieur du régime de base, est déductible d’impôt.    

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