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Chicoutimi : la fermeture de certains commerces le dimanche profite à d’autres

La fermeture des commerces le dimanche a profité à ceux qui étaient ouverts, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, notamment à certains dépanneurs qui se sont même retrouvés à court de denrées.

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Au Bouffe et plus à Chicoutimi-Nord, l’un des copropriétaires, Denis Simard, a noté un achalandage vraiment plus marqué. « On a eu une surcharge du nombre de clients», a-t-il souligné.

Les produits d'épicerie étaient particulièrement recherchés comme le pain, le lait, les pâtisseries et les mets préparés.

« Nous avions une commande d’avance. Le pain s’est vendu plus que ce que j’avais sur les tablettes. J’avais trois fois ce qui est sur les tablettes, ce matin. On avait une table de desserts qui était pleine. Tout s’est vendu et tous les mets préparés ont été vendus», s’est-il réjoui.

Ce n'est pas un cas unique. Dans plusieurs dépanneurs, les présentoirs de lait et de pain ont été dépouillés.

Par contre, au Super Sagamie Plus de Saint-Fulgence, les affaires ont même été moins bonnes, dimanche, avec le congé des Fêtes, car le commerce attire surtout une clientèle passante.

Le propriétaire, Steve Gagnon, anticipe que pour les deux autres dimanches à venir, l'affluence va grimper. «On a un dépanneur qui a un peu plus que tous les autres. Donc, je m'attends à ce que ça va sûrement augmenter dans les deux prochaines fins de semaine», a-t-il prédit.

À Laterrière, l'épicerie L'Inter Marché avait ouvert ses portes, dimanche à 7h30, croyant être en droit de le faire.

«Je me suis dit, je ne suis pas un Costco ou un Wal-Mart. Je suis tout petit. Je ne nuis à personne», a déclaré le propriétaire, Sébastien Blackburn.

Une plainte a été déposée par un citoyen. Vers 13h00, un policier l'a appelé. « J’étais chez moi avec mon garçon et mon téléphone a sonné, a expliqué M. Blackburn. C'était la police qui me disait que j’avais une heure pour fermer mon commerce.»

Son chiffre d'affaires va en souffrir, mais c'est surtout pour son personnel qu'il est désolé. « La grosse perte, c’est pour mes employés. Ce sont les jeunes qui veulent travailler. Je trouve cela terrible. Ils veulent des heures.»

Les consommateurs devront donc prévoir leurs achats pour les deux prochains dimanches, à moins que la hausse des cas de COVID-19 due au variant Omicron force le gouvernement à prolonger cette mesure.

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