/news/coronavirus

La limitation des tests PCR très mal accueillie

Coronavirus Covid-19 background - 3d rendering

Photo Adobe stock

Les employeurs accueillent très favorablement la réduction de l’isolement des travailleurs infectés à la COVID, mais s’inquiètent en revanche de la décision de Québec de limiter les tests PCR à certains secteurs. 

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: Nouvelles règles d’isolement : «on dirait un poulailler avec des centaines de poules pas de tête»

• À lire aussi: Isolement de 5 jours et fin des tests PCR pour la population générale

« Oui, sur le délai d’isolement réduit, nous voyons cela de manière très positive. On avait formulé une demande similaire », a souligné Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec lors d’une entrevue avec Le Journal

Selon elle, plusieurs milieux de travail sont aux prises avec des éclosions depuis plusieurs semaines et doivent en plus évoluer dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.   

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Roxane Borgès Da Silva, Professeure à l’école de santé publique de l’Université de Montréal, sur QUB radio:    

Absentéisme en hausse

« J’ai parlé à de nombreux manufacturiers dans plusieurs secteurs d’activités et le taux d’absentéisme est de plus en plus élevé. Ça met beaucoup de pression sur les manufacturiers », a souligné Mme Proulx.  

Même son de cloche pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui s’inquiète de l’avenir des PME.

« La réduction de l’isolement aidera les dirigeants de PME à faire face au nouveau chapitre de cette crise et à limiter les dégâts économiques négatifs », a souligné François Vincent, vice-président de la FCEI. 

En revanche, les employeurs demandent à Québec de revoir sa mesure visant à limiter les tests PCR à certains secteurs.

« Le fait de choisir certains secteurs et non tous les secteurs, ça va compliquer la situation des entreprises, des employeurs et des travailleurs. Il manque de capacité de dépistage actuellement », avoue Karl Blackburn, PDG du Conseil du patronat du Québec. 

« Les personnes avec des symptômes, mais n’ayant pas nécessairement la COVID-19, seront considérées comme tel. Cela aura des incidences directes sur les petites entreprises qui manquent déjà de main-d’œuvre. Il y a urgence de rectifier le tir », croit M. Vincent. 

À voir aussi    

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.