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Omicron: des employeurs appréhendent un haut taux d’absentéisme

Les travailleurs devront maintenant s’isoler pour un minimum de cinq jours suivants un contact avec un cas confirmé de COVID-19 ou en cas de symptômes, sauf que ceux-ci ne sont plus admissibles aux tests PCR.

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La situation en inquiète quelques-uns dans le milieu des affaires. Désormais, l’employé qui développe des symptômes pouvant s’apparenter au virus sera systématiquement en isolation, sans possibilité de retour avant la fin de la quarantaine grâce à un test PCR. 

Un autre coup à encaisser pour les employeurs, fait voir la présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Cassy Bernier. Elle affirme que l’heure est à trouver des solutions pour éviter d’autres fermetures, comme c’est arrivé par le passé. 

Une question se pose autour des nouvelles règles en matière d’isolement. C’est à se demander si certains travailleurs ne pourraient pas profiter de cette zone grise pour obtenir quelques jours de congé sans preuve nécessaire. Les employeurs devront réserver une grande confiance à leur personnel. 

«Si les tests ne sont pas disponibles, ils ne sont pas disponibles», se résigne la responsable aux communications pour le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, Roxane Larouche. «Il va falloir se fier sur la bonne foi de ces travailleurs-là qui disent avoir des symptômes», ajoute-t-elle. 

L’une des solutions pourrait être l’utilisation des tests rapides, selon certains dans le milieu. Justement, Ottawa a annoncé mercredi que 140 millions de tests seront distribués au pays en janvier. 

«Peut-être qu’avec les tests rapides, on sera en mesure, les employeurs, de mieux contrôler justement les tests positifs, négatifs, les mesures d’isolement, les journées d’isolement», suppose Mme Bernier. 

Par exemple, le président chez Imprimerie Marquis de Louiseville, Serge Loubier, a en sa possession près de 750 tests rapides. Le bémol, c’est qu’avec 500 employés, la réserve pourrait s’écouler en seulement deux jours. 

Au coût d’environ 10 $ le test, l’entreprise devrait débourser des milliers de dollars pour s’assurer de la sécurité de ses travailleurs. M. Loubier est toutefois très clair, l’autre option, qui serait de fermer ses portes durant une dizaine de jours, pour permettre aux activités de reprendre dans le cas d’une éclosion, n’est pas du tout souhaitable. 

Pour Mme Larouche, le mieux serait que les tests PCR deviennent obligatoires pour tous les travailleurs essentiels, lorsque la disponibilité sera plus grande. «S’il faut prioriser des groupes, on espère que nos membres, qui travaillent dans les épiceries, dans les usines de transformation alimentaire, dans les entrepôts, seront priorisés eux aussi, puisque faut-il le rappeler, ce sont eux qui nourrissent et fournissent les biens essentiels aux familles québécoises», insiste-t-elle. 

En attendant, le milieu des affaires espère que le gouvernement proposera un plan aux entreprises pour éviter un taux d’absentéisme trop grand.

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