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Confusion pour le dépistage: des citoyens se présentent aux cliniques malgré les directives contraires

La confusion règne autour des nouvelles directives entourant le dépistage par test PCR, si bien qu’encore de nombreux citoyens se sont présentés dans les cliniques sans rendez-vous aujourd'hui, même si ces tests devaient être réservés aux travailleurs essentiels.

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« Je ne savais même pas qu’on n’était plus censé venir se faire tester ! Les règles changent tous les jours, ça devient impossible de suivre », a lancé un citoyen rencontré aujourd'hui devant la clinique de dépistage rue Chauveau, à Montréal.

Mardi, le gouvernement du Québec annonçait que les tests PCR seraient désormais réservés, entre autres, aux personnes symptomatiques qui travaillent dans le réseau de la santé en contact direct avec les patients.

Des cliniques donnaient aujourd'hui des coupons pour se faire dépister plus tard dans la journée.

Photo Clara Loiseau

Des cliniques donnaient aujourd'hui des coupons pour se faire dépister plus tard dans la journée.

Malgré la nouvelle directive, plusieurs personnes se sont présentées aux portes des cliniques de dépistage aujourd'hui. Face à l’achalandage, des employés distribuaient des coupons de rendez-vous pour revenir se faire tester plus tard dans la journée, a constaté Le Journal.

« Nous n’avons pas la capacité de vérifier qui est un travailleur essentiel, alors on accepte encore tout le monde », a expliqué un employé de l’établissement situé dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Adaptation  

Devant l’Hôtel-Dieu, un employé remettait des coupons de rendez-vous aux personnes qui se présentaient à la clinique de dépistage.

Photo Clara Loiseau

Devant l’Hôtel-Dieu, un employé remettait des coupons de rendez-vous aux personnes qui se présentaient à la clinique de dépistage.

Du côté de la clinique de dépistage de l’Hôtel-Dieu, même situation. Plusieurs citoyens sans rendez-vous s’y sont présentés, à qui des coupons étaient aussi remis.

Selon le ministère de la Santé, « les nouvelles orientations pour les tests PCR seront appliquées très rapidement, au cours des prochains jours ».

Toutefois, certains établissements commençaient à appliquer graduellement la nouvelle mesure. À l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Verdun, seuls les personnes ayant de très gros symptômes et les travailleurs du CIUSSS sont dépistés, indique une employée.

« Si vous n’êtes pas trop malade, on va vous dire de faire un test rapide et de vous isoler à la maison pendant dix jours », a-t-elle ajouté.

Plus le choix  

Pour plusieurs experts, le gouvernement n’a pas eu d’autre choix que de mettre en place cette nouvelle mesure.

Pour le professeur du Département de sciences biologiques de l’UQAM, Benoit Barbeau, il est important de dépister ceux qui en ont le plus besoin. Toutefois, sans ces précieuses données quotidiennes, Québec perd un point de repère important pour le suivi de l’évolution de la situation.

« Maintenant on doit se baser uniquement sur les augmentations des hospitalisations, alors que ça nous permettait d’avoir un aperçu de la tendance des cas d’infection qui se répercutaient sur les cas d’hospitalisation », a-t-il déploré.

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