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Épuisement du personnel de la santé : «fatigue et culpabilité font un mauvais combo»

Le personnel de la santé submergé par le variant Omicron se retrouve dans une position très vulnérable selon le docteur Joseph Dahine.

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Il affirme que ses collègues qui osent prendre une journée de congé durant cette quatrième vague se sentent coupables de laisser leur équipe avec des employés en moins.

«C'est un couteau à double tranchant, c'est-à-dire que parce qu'on se sent coupable, quand on n'est pas là, quand on est épuisés, quand on veut prendre une journée "off" et qu'on sait que le travail, lui, ne s’arrête pas, eh bien, ça cause des blessures morales de toujours sacrifier sa vie personnelle pour son rôle professionnel. Donc, je vous dirais que fatigue et culpabilité font un mauvais combo, mais on est encore là pour les patients parce qu'ils ont besoin de nous», explique ce spécialiste.

Malgré tout, il affirme que le personnel de la santé continue d’être présent dans ces temps difficiles.

«Le plus grand sentiment qu'on a, c'est celui de la culpabilité de savoir qu'on n'aura peut-être pas assez d'énergie ou de ressources pour soigner tout le monde. C'est cette culpabilité-là qui fait en sorte qu'on est encore là, deux ans plus tard, aussi dévoués pour la santé de la population et par solidarité pour nos collègues», dit docteur Dahine.

Contrairement au variant Delta qui affectaient davantage les patients, le variant Omicron exploite les faiblesses du système de santé du Québec.

«On n’a jamais vu une seule maladie se retrouver chez autant de personnes et mettre une pression aussi forte sur le système. La pression est aussi, je vous dirais, multipliée par le fait que les équipes sont épuisées parce qu'il n’y a pas de relève», raconte l’expert.

Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Dr Mathieu Simon sur QUB radio: 

Selon ce médecin, il existe deux types de patients. Le premier est âgé entre 30 et 60 ans et n’est pas vacciné et a souvent besoin d’une ventilation mécanique.

Le deuxième est plus âgé, souvent près de 70 ans, et a seulement deux doses du vaccin.

«Ces patients-là étaient donc probablement parmi les premiers à recevoir leur vaccin et donc leur effet d'immunité diminue. C'est eux qui bénéficieraient d'avoir une troisième dose pour remonter leur niveau d'immunité», souligne le docteur.

Voyez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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