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COVID-19: Les centres de thérapie peinent à survivre

La Maison Carignan, un centre de thérapie de Trois-Rivières qui accueille des gens souffrant de dépendances, a pu recommencer à accepter des patients lundi après quelques semaines de pause en raison de la COVID-19.

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Un peu avant Noël, les nouvelles inscriptions avaient été suspendues pour éviter le plus possible le va-et-vient à l'intérieur des murs, tandis que les sorties et les visites étaient interdites.

«Depuis le 20 décembre, l'accès au dépistage via les centres de dépistage étant plus limité et maintenant complètement restreint, les gens sont maintenant dépistés par le dépistage rapide et on les maintient en confinement 72 heures avec un "monitoring" des symptômes», a expliqué la directrice générale de la Maison Carignan de Trois-Rivières, Valérie Piché.

Le variant Omicron porte aussi un dur coup aux finances du centre. 

Comme les montants d'argent sont octroyés en fonction du taux d'occupation, ils sont réduits de moitié, mais les tâches sont toujours les mêmes.L'organisme a également dû augmenter la banque de congés de ses employés pour s'assurer qu'en cas de symptômes, ceux-ci ne les cachent pas.

La pandémie aura d'ailleurs eu raison de la Maison Jean-Lepage qui œuvrait depuis 1991. 

Avec le nombre de restrictions élevé et le manque de subventions, impossible pour elle de continuer.Plus de 80 lits étaient disponibles, mais seulement une vingtaine pouvaient être occupés avant la fermeture du centre, le 1er octobre dernier. 

Selon l'ancien directeur général, il aurait fallu placer deux résidents dans la même chambre pour que l'organisme soit encore rentable, mais pour le conseil d'administration, il était impossible de mettre la sécurité des résidents en danger.

«Ça nous obligeait à garder des chambres vides sur un étage, puis sur l'autre étage, bien ça diminuait beaucoup le nombre d'usagers», a expliqué l'ancien directeur général, Yves Lepage.

Les demandes de thérapie en hébergement sont en croissance. Avec un établissement en moins dans la région et un nombre de places limités partout, la pression est grande sur ceux qui tiennent le fort.

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