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Début de pourparlers américains et russes cruciaux à Genève

La Russie a assuré lundi ne pas avoir «l’intention» d’attaquer l’Ukraine, après des pourparlers avec les États-Unis, les deux camps assurant vouloir poursuivre leurs pourparlers en vue d’une désescalade, tout en répétant leurs mises en garde mutuelles.

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Les négociations à Genève, en Suisse, ont été conduites par les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays, Wendy Sherman et Sergueï Riabkov. Après des semaines de guerre des mots, les Occidentaux accusant les Russes de vouloir envahir l’Ukraine et Moscou reprochant à l’OTAN de menacer sa sécurité en renforçant sa présence chez ce voisin de la Russie. Sur fond de ces négociations, deux soldats ukrainiens ont été tués lundi après avoir sauté sur un engin explosif dans l’est de l’Ukraine. Il s’agissant des premiers militaires tués cette année sur la ligne de front avec les séparatistes Prorusses. 

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Pourparlers en cours 

Après la rencontre à Genève, le négociateur russe a assuré que son pays n’avait aucune intention d’attaquer l’Ukraine et que les dizaines de milliers de troupes déployées aux frontières étaient une réaction à la présence accrue de ses rivaux occidentaux.

«Nous avons expliqué aux collègues que nous n’avons pas de plans, pas l’intention d’attaquer --entre guillemets-- l’Ukraine » a dit Sergueï Riabkov.

Wendy Sherman a expliqué elle avoir redit à son homologue que toute invasion de l’Ukraine entraînerait «des coûts significatifs» et « énormes» , pour la Russie et que Moscou pouvait engager « une désescalade en renvoyant dans leurs casernes les soldats amassés à la frontière ces dernières semaines.

Concernant la revendication clé de la Russie, à savoir l’obtention de garanties de sécurité en bannissant tout élargissement de l’OTAN et en réduisant la présence militaire occidentale dans les environs de la Russie, le négociateur russe s’est montré plus positif que la veille.

«Nous avons l’impression que la partie américaine a pris très au sérieux les propositions russes», a-t-il dit.

Selon lui, «la situation n’est pas désespérée» donc,« mais il ne faut pas sous-estimer les risques liés à une aggravation de l’évolution de la confrontation ».

«Il faut qu’un vrai geste en direction de la Russie soit fait», a-t-il martelé, assurant que «jamais au grand jamais» l’Ukraine ne doit rejoindre l’Alliance atlantique. Pour lui, des concessions doivent être faites «rapidement» le processus de négociations ne devant pas prendre «des mois et des années» 

De son côté, Mme Sherman a expliqué que la partie américaine avait présenté «ses idées» à partir desquelles nos deux pays pourraient prendre des mesures réciproques conformes à nos intérêts de sécurité et susceptibles d’améliorer la stabilité stratégique. Là aussi un ton plus conciliant.

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