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L’organisateur du party d’influenceurs refuse de s’excuser

Une semaine après les révélations du «Journal de Montréal» concernant le party d’influenceurs sur un vol de Sunwing le 30 décembre dernier, l’organisateur de l’événement refuse de s’excuser.

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Dans une nouvelle vidéo publiée sur le compte Instagram du «111 private club», James William Awad affirme qu’il n’y avait rien d’illégal dans cette fête. Le principal intéressé parle même de faire un film sur les événements du voyage «afin que les gens puissent voir la vérité».

Durant le vol, le pilote de Sunwing n’aurait jamais demandé aux fêtards de se calmer et d’arrêter de faire la fête, selon ce qu’il est possible d’entendre dans la vidéo.

«Moi, c’est pour ça que je supporte tout ce qui s’est passé dans l’avion et je ne vais jamais m’excuser pour ce qui s’est passé dans l’avion. Je vais m’excuser cependant pour les gens qui n’ont pas respecté les règles du club», dit-il dans la vidéo.

James William Awad déplore qu'une des passagères soit montée à bord alors qu’elle savait qu’elle avait la COVID-19. 

«Il y a Rebecca St-Pierre qui est venue quand même en voyage alors qu’elle avait testé positive à la COVID-19. Ça, c’est illégal. C’est mettre tout ce monde-là à risque», ajoute-t-il.

L’organisateur explique que quatre tests de dépistage ont été réalisés par les passagers, dont un les 29 et 30 décembre, un autre le 31 décembre au Mexique, ainsi qu’un dernier le 4 janvier. 

«On prend la COVID-19 au sérieux», plaide-t-il.

«Le monde est stupide»   

James William Amad s’en prend également aux gens qui les insultent sur les réseaux sociaux.

«Nous étions 189 personnes dans l’avion. Si vous envoyez des menaces de mort à 189 personnes parce qu’une seule personne a fumé dans l’avion, sérieusement ''guys'', vous êtes stupides et vous êtes des moutons», lance-t-il.

Selon ses dires, à peine une quinzaine ou une vingtaine des passagers qui se trouvaient à bord de l'avion étaient debout en train faire la fête. Il refuse malgré tout de condamner leurs agissements.

«Toutes les autres [personnes] étaient assises avec leur masque. De toute façon, comme je vous dis, moi je supporte les gens qui ont fait la fête dans l’avion. Je n’ai rien à dire de mal sur eux. (...) Moi je pense que le monde est fâché à cause des gens qui ont fumé dans l’avion, à cause de l’histoire de la vaseline et tout ça. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même bateau», poursuit-il.

«Le monde est stupide. Il n’y a rien de criminel, on n’a pas ''highjaké'' un avion. S’il y a quelque chose d’illégal dans toute cette histoire, ce sera entre Sunwing et moi, ou bien ce sera entre Transport Canada et moi. Mais il n’y a rien d’illégal qui a été fait», insiste James William Awad.

Ce dernier affirme par ailleurs ne pas être revenu au Québec, mais refuse de dire où il se trouve présentement.

De son côté, Transports Canada a indiqué à TVA Nouvelles qu’elle ne fera pas de commentaires supplémentaires en lien avec ce dossier. L’agence fédérale poursuit son enquête.

«Comme nous l’avons indiqué, on effectue des vérifications approfondies pour s’assurer de la conformité avec la Loi sur l’aéronautique et avec l’Arrêté d’urgence visant certaines exigences relatives à l’aviation civile en raison de la COVID-19», écrit-on.

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